Bruxelles, 03/11/2015 (Agence Europe) - À l'occasion de leur réunion de dialogue social, la Fédération européenne des syndicats de l'alimentation, de l'agriculture et du tourisme (EFFAT) et le Comité européen des fabricants du sucre (CEFS), qui représentent les travailleurs et les producteurs dans le secteur du sucre, ont réclamé, jeudi 29 octobre, la mise en place d'un fonds de restructuration afin d'atténuer l'impact social de la crise qui secoue actuellement l'industrie du secteur du sucre.
Un niveau élevé d'offre au cours des campagnes précédentes, des règles qui avantagent des pays tiers comme l'Inde, le Brésil et la Thaïlande, et la chute des prix (à des niveaux proches du seuil minimum) menacent la viabilité du secteur du sucre et menacent des milliers d'emplois, expliquent l'EFFAT et le CEFS, dans un communiqué. Cette situation plus la décision de l'UE de démanteler les quotas de production en 2017 risquent d'entraîner des conséquences sociales que les institutions de l'UE doivent prendre en compte.
Dans ce contexte, l'EFFAT et le CEFS demandent la création d'un fonds de restructuration pour soutenir les opérateurs « qui ont déjà fait des efforts considérables et consacré des ressources considérables pour s'adapter à un marché en mutation ». Ce fonds servirait à: - atténuer l'impact social inévitable de la poursuite de la restructuration et à compenser, en partie, les pertes des entreprises, des producteurs de betteraves et des entreprises de machines, en raison des fermetures et de la perte de valeur des investissements pour l'industrie ; - veiller à ce que tous les travailleurs aient la possibilité de développer leurs compétences (pour faciliter les mouvements entre les entreprises et entre les secteurs, si besoin) ; - soutenir la promotion d'activités alternatives à la production de sucre et à la culture de la betterave, pour conserver des revenus dans les zones rurales.
L'EFFAT et le CEFS rappellent que le secteur du sucre a été et demeure un contributeur important au budget de l'UE (162,6 millions d'euros en 2015). En outre, la Commission a adopté des mesures exceptionnelles (importations, libération de sucre hors quota) pour approvisionner le marché de l'UE avec des quantités supplémentaires de sucre; ces mesures auraient coûté 453 millions d'euros au budget de l'UE. (Lionel Changeur)