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Bulletin Quotidien Europe N° 11423
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Les participants à la conférence de Vienne demandent une réunion entre l'opposition et le régime

Bruxelles, 03/11/2015 (Agence Europe) - Les 17 délégations nationales, l'UE et les Nations unies, réunies vendredi 30 octobre à Vienne (EUROPE 11422) pour discuter de la crise syrienne, ont invité l'ONU à convoquer une réunion entre des représentants du régime et des membres de l'opposition.

Conformément au Communiqué de Genève de 2012 et à la résolution 2118 du Conseil de sécurité des Nations unies, l'ONU devrait « convoquer les représentants du gouvernement syrien et de l'opposition pour un processus politique menant à une gouvernance crédible, inclusive et non-sectaire suivi d'une nouvelle Constitution et d'élections ». « Ces élections doivent être organisées sous la supervision de l'ONU pour satisfaire les critères de gouvernance et les standards internationaux les plus élevés en matière de transparence et de responsabilité,[elles doivent être] libres et équitables, avec la faculté pour tous les Syriens, y compris ceux de la diaspora, d'y participer», ont ajouté les participants dans leur déclaration commune. Ils ont ajouté que les Syriens eux-mêmes devraient diriger et avoir le plein contrôle du processus, et que « peuple syrien décide du futur de la Syrie ».

Les participants vont aussi, « de concert avec les Nations unies », « explorer les modalités d'un cessez-le-feu et de sa mise en oeuvre à partir d'une certaine date et en parallèle à ce processus politique renouvelé ». Ils ont également souligné qu'il était impératif d'accélérer tous les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre et que les groupes désignés comme terroristes, dont Daesh, « devaient être vaincus ».

Dans leur déclaration, les participants ont rappelé que « l'unité, l'indépendance, l'intégrité territoriale et le caractère laïc de la Syrie étaient fondamentaux », que les institutions de l'État devaient rester intactes et que « les droits de tous les Syriens, indépendamment de l'origine ethnique ou de la confession religieuse, devaient être protégés ». Les participants ont précisé que l'accès humanitaire serait assuré sur tout le territoire syrien et qu'ils allaient renforcer leur soutien aux personnes déplacées, aux réfugiés et aux pays d'accueil.

Les discussions se poursuivront d'ici deux semaines, au niveau ministériel. (Camille-Cerise Gessant)

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