login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11423
Sommaire Publication complète Par article 20 / 28
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

La Commission encouragée par les résultats du bilan de santé des banques

Bruxelles, 03/11/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne s'est dit encouragée par les résultats du bilan de santé des quatre banques systémiques grecques (Alpha Bank, Eurobank, BNG et Banque du Pirée) publiés pendant le week-end par la BCE.

La BCE s'appuyait sur deux scénarios. Le premier, dit 'de base', voyait le PIB grec reculer de 2,3% cette année et de 1,3% en 2016 avant de rebondir à 2,7% en 2017. Dans ce scénario, les quatre banques afficheraient une insuffisance de capital de 4,4 milliards d'euros. Dans le second scénario, le scénario du pire, le PIB grec reculerait de 3,3% en 2015, de 3,9% en 2016 et de 0,3% en 2017. Dans ce cas, les banques auraient besoin de 14,4 milliards d'euros (environ 4,9 milliards pour la Banque du Pirée, 4,6 milliards pour BNG, 2,7 milliards pour Alpha Bank et 2,1 milliards pour Eurobank). C'est cette somme que les banques devront donc trouver. Elles ont jusque ce vendredi 6 novembre pour proposer un plan de refinancement au Mécanisme de supervision unique (MSU) de la BCE. Il est à noter que, d'après l'institut de Francfort, les prêts toxiques ('non performing loans') atteignent désormais 107 milliards d'euros, soit la moitié du total des prêts.

« Nous sommes encouragés par les résultats », a déclaré, mardi 3 novembre, Annika Breidthardt, porte-parole de la Commission. « La recapitalisation des banques fait partie intégrante des efforts de la Grèce et de ses partenaires pour restaurer la confiance dans le secteur bancaire, de manière à ce que le contrôle du mouvement des capitaux puisse graduellement être levé et que les prêts à coûts abordables à l'économie puissent reprendre », a-t-elle ajouté.

Cité par Reuters, le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, a estimé que les chiffres, particulièrement selon le scénario de base, étaient « satisfaisants ». « Nous avons toutes les raisons d'être optimistes sur le fait que le processus de recapitalisation sera conclu d'ici la fin de l'année », a-t-il ajouté.

Selon le Financial Times, les banques pensent pouvoir lever la plus grosse partie du montant nécessaire auprès d'investisseurs privés. Dix milliards du Mécanisme européen de stabilité (MES) sont d'ores et déjà bloqués sur un compte pour les besoins des institutions financières. Selon la presse grecque, la participation du Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) se fera à 25% par des prises directes de participation et 75% sous forme d'obligations convertibles ('Cocos').

Le Parlement grec a par ailleurs adopté samedi soir un projet de loi visant à encadrer la recapitalisation des banques, en vertu duquel, par exemple, en échange de sa participation, le HFSF sera impliqué directement dans la gouvernance des banques. Malgré ce développement, la Commission n'a toujours pas voulu dire si la Grèce pourrait bientôt recevoir une sous-tranche d'aide de deux milliards d'euros du MES. L'évaluation des actions préalables est toujours en cours, a expliqué Mme Breidthardt. (Elodie Lamer)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
BRÈVES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE