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Bulletin Quotidien Europe N° 11423
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) turquie

L'UE appelle au renforcement de l'État de droit

Bruxelles, 03/11/2015 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé, mardi 3 novembre, la Turquie à faire les efforts nécessaires pour renforcer l'État de droit, après les élections du 1er novembre. Le parti du président, Recep Tayyip Erdogan, et du Premier ministre, Ahmet Davutoglu, l'AKP, l'a emporté avec 49,3% des voix et a obtenu ainsi 316 sièges sur les 550 que compte le Parlement.

Dans une lettre de félicitation à M. Davutoglu, M. Tusk a précisé que, sur la base de la confiance renouvelée donnée, « tous les efforts vont maintenant être faits pour favoriser la confiance en la société, renforcer l'État de droit et les libertés fondamentales et pour s'engager de manière constructive avec l'opposition politique ». Le président du Conseil européen a aussi souhaité que le processus de paix avec les Kurdes reprenne « dès que possible », en s'appuyant sur les « bons progrès » réalisés jusqu'à l'été dernier.

Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, a précisé qu'il était confiant dans le fait qu'une fois formé le nouveau gouvernement prendrait l'initiative de faire face aux nombreux défis auxquels la Turquie est confrontée et bâtirait une société inclusive qui prenne en compte aussi tous ceux qui n'ont pas voté pour la majorité.

Maja Kocijancic, porte-parole de la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a appelé la Turquie à montrer, en tant que pays candidat à l'adhésion, l'« engagement le plus fort » possible pour un « processus électoral juste, transparent et inclusif » et rappelé que « la liberté des médias restait un domaine suscitant de sérieuses préoccupations ». Elle a souligné que l'UE attendait que le nouveau gouvernement turc suive les recommandations de l'OSCE, qui a observé les élections.

Dans son rapport préliminaire, l'OSCE souligne que « les citoyens turcs ont pu choisir entre des alternatives politiques réelles et fortes », mais que l'environnement sécuritaire a été « difficile » et qu'il y a eu un « nombre élevé d'incidents violents, y compris des attaques contre des membres de partis politiques, des locaux et du personnel de campagne ». L'OSCE a aussi insisté sur le fait que les restrictions à la liberté des médias demeuraient une « grave préoccupation » et avaient un impact sur le processus électoral. M. Tusk, tout comme la Haute Représentante et le commissaire à la Politique d'élargissement, Johannes Hahn, ont expliqué que le taux de participation élevé témoignait du fort engagement des Turcs dans le processus démocratique. Le taux de participation est d'environ 88%.

Dans sa lettre de félicitation, M. Tusk a rappelé que l'UE était prête à soutenir la Turquie dans son processus d'adhésion et espérait recevoir un « signal fort et visible » de la Turquie montrant qu'elle était prête à coopérer avec l'UE sur la migration, sur le développement des relations bilatérales et sur les négociations d'adhésion « dans un esprit constructif et prospectif ». (Camille-Cerise Gessant)

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