Bruxelles, 30/10/2015 (Agence Europe) - Après 8 heures de difficiles discussions à Vienne, les 17 délégations nationales (Allemagne, Arabie Saoudite, Chine, Émirats arabes unis, Égypte, États-Unis, France, Italie, Irak, Iran, Jordanie, Liban, Oman, Qatar, Royaume-Uni, Russie et Turquie), l'UE et les Nations Unies auraient réussi, vendredi 30 octobre, à trouver un accord suffisant pour engager un processus politique mené par les Nations Unies, a annoncé la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.
« 8 heures de discussions substantielles à Vienne. (Ce fut) difficile mais constructif: nous avons suffisamment de terrain d'entente pour engager un processus politique mené par l'Onu », a expliqué Mme Mogherini sur son compte i. Devant la presse, elle a précisé que la réunion n'avait pas été facile, mais que l'atmosphère avait été « très constructive ». « Je crois que nous avons un terrain d'entente sur lequel on pourrait construire dans le futur. Il y a un espoir pour qu'un processus politique commence sous les auspices des Nations Unies et avec nous tous en nous réunissant à nouveau », a-t-elle ajouté. Quelques minutes plus tôt, le ministre des Affaires étrangères italien, Paolo Gentiloni, avait annoncé qu'après « 8h de confrontation », il y avait « enfin un premier pas en avant ».
Si le ministre des Affaires étrangères irakien Ibrahim al-Jafari a annoncé que la prochaine rencontre aurait lieu la semaine prochaine, selon le ministre français, Laurent Fabius, elle se tiendra dans « deux semaines ». « Nous avons abordé tous les sujets, même les plus difficiles. Il y a des points de désaccord, mais nous avons suffisamment avancé pour que nous nous retrouvions, dans la même configuration, dans deux semaines », a-t-il annoncé. « Le principal point de désaccord a été le sort de Bachar Al-Assad », a expliqué M. Fabius. « Il y a un certain nombre de points sur lesquels nous nous sommes mis d'accord, notamment sur le processus de transition, sur la perspective d'élections et la façon dont tout cela devait être organisé et sur le rôle des Nations unies », a-t-il ajouté.
À l'heure de notre bouclage, le communiqué commun n'avait pas encore été publié.
Par ailleurs, un responsable américain a annoncé, vendredi 30 octobre, que les États-Unis allaient envoyer un « petit effectif de forces spéciales américaines dans le nord de la Syrie ». Il sera chargé d'une mission de conseil auprès des rebelles modérés. (Camille-Cerise Gessant)