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Bulletin Quotidien Europe N° 11414
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Le PPE réuni pendant deux jours pour se concentrer sur les frontières et la défense

Bruxelles, 20/10/2015 (Agence Europe) - Réuni à Madrid pendant deux jours les 21 et 22 octobre, le Parti populaire européen (PPE) et ses représentants vont tenter d'accorder leurs positions sur une série de sujets brûlants, notamment l'immigration, mais aussi la défense et l'économie européenne, alors que la crise migratoire a fait ressurgir des tensions entre les membres de la famille politique, en particulier entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

« On est en période de crise, il faut trouver des solutions communes », commentait jeudi 15 octobre le président du PPE, Joseph Daul, qui sera réélu à Madrid. Une période où les leaders sont aussi « confrontés à une montée du populisme », a ajouté le dirigeant.

C'est dans ce contexte et sous la bannière du slogan 'Unis' que devraient se retrouver à Madrid 14 chefs d'État ou de gouvernement de l'UE ou de pays tiers ainsi que 11 commissaires européens. Un congrès qui fera également office de meeting électoral de soutien au Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, à moins de deux mois des élections législatives convoquées en Espagne.

Concrètement, le PPE adoptera une série de résolutions au cours de son congrès et se prononcera notamment sur une politique extérieure de sécurité et de défense renforcée, sur l'augmentation des budgets de défense, voire sur la constitution à long terme d'une armée européenne, une étape qui n'est pas « pour demain », mais qui, au moins, « n'est plus tabou », a expliqué Joseph Daul.

Sur l'immigration, les débats des leaders du PPE devraient surtout porter sur le renforcement des frontières extérieures, qui sera l'un des sujets principaux du Sommet, notamment à travers le rôle de l'agence Frontex, mais aussi sur les lacunes de certains États membres en matière de gestion des frontières.

La Grèce devrait ainsi être largement débattue et la question de son appartenance à l'espace Schengen pourrait peut-être même être posée, si les défaillances devaient persister. « Si la Grèce fonctionne, Schengen fonctionne », a commenté le président du PPE, estimant que l'UE a déjà « beaucoup dépensé pour les frontières de la Grèce ».

Le règlement dit de Dublin sera aussi abordé, le président Daul étant ici favorable à une révision de cet instrument. « Les règles doivent s'adapter à la situation dans laquelle on vit ». Pour M. Daul, Angela Merkel avait eu raison en septembre de suspendre l'application de Dublin au profit des réfugiés syriens. Avec « ce qui s'est passé à Budapest, je suis content qu'elle ait suspendu Dublin », la chancelière ayant, selon lui, « pris les bonnes décisions ».

D'autres prises de position sont attendues à Madrid sur des sujets comme le TTIP ou l'économie numérique. (Solenn Paulic)

 

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