Bruxelles, 19/10/2015 (Agence Europe) - L'accès à l'éducation, la participation citoyenne et le dialogue entre les communautés représentent les principales voies de prévention et de lutte contre la radicalisation des jeunes, ont conclu les députés de la commission de la culture et de l'éducation du Parlement européen, jeudi 15 octobre, lors d'une audition publique sur ce thème. « Il ne peut exister de politique migratoire ou d'asile, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Union européenne, sans prendre en compte la dimension éducative de ce défi que nous devons relever », a souligné la présidente de la commission parlementaire, Silvia Costa (S&D, Italie).
Les députés avaient invité quatre représentants de diverses organisations de la société civile et de l'Unesco. Ceux-ci ont mis l'accent sur le rôle essentiel de l'école dans l'information et l'éducation des jeunes à la tolérance. Le travail doit commencer par l'information des jeunes filles et des femmes (musulmanes) sur leurs droits et leur rôle civilisateur de la société, a estimé Sarah Kahn, directrice de Inspire, une organisation luttant contre l'extrémisme et promouvant les droits de l'homme. Pour Benny Christensen, de l'association Euroclio, l'enseignement de l'histoire de manière critique et en rapport direct avec le présent représente la clé d'une citoyenneté active et de la tolérance. Guy Berger, de l'Unesco, a précisé que les instruments de l'enseignement formel et les médias étaient indissociables pour prévenir et combattre la radicalisation. (Isabelle Lamberty)