Bruxelles, 19/10/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a indiqué, lundi 19 octobre, être en train d'analyser, de concert avec le FMI, la BCE et le Mécanisme européen de stabilité (MES), le paquet de réformes que le parlement grec a voté, samedi, avant de recommander le versement d'une sous tranche de deux milliards d'euros du MES à la Grèce.
Les équipes techniques des 'institutions' sont déjà à Athènes où elles ont entamé les discussions techniques avec les autorités grecques, a expliqué Annika Breidthardt, porte-parole de la Commission. Les chefs de mission s'y rendront également pour discuter, de mercredi à vendredi, des progrès dans la mise en oeuvre du 3ème plan de sauvetage grec en particulier de cette première liste d'actions préalables.
Le paquet de mesures voté samedi par 154 députés sur 300 comprend le report d'ici à 2022 de l'âge de la retraite de 65 à 67 ans et la disparition de la possibilité de retraites anticipées. Il contient également un cadre juridique plus strict pour la lutte contre l'évasion fiscale ou encore des modifications au cadre sur le règlement des arriérés fiscaux. Le groupe technique sur l'euro au Conseil de l'UE pourrait approuver le versement de cette sous tranche de deux milliards dès cette semaine, selon la presse grecque.
Les partis d'opposition (Nouvelle Démocratie, Pasok et To Potami) n'ont pas soutenu le paquet, un geste vu par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, comme de l'opportunisme car ces partis ont approuvé le plan d'assistance financière en août dernier. « Il n'y a pas de nouvelles mesures, il n'y a que des mesures difficiles dont nous étions tous au courant lorsque nous avions voté l'accord en août », a déclaré M. Tsipras, estimant que depuis cinq ans ces partis avaient appliqué les politiques du mémorandum « sans négocier ».
Mme Breidthardt a rappelé que les 'institutions' et Athènes devraient se mettre d'accord dans les prochaines semaines sur une seconde liste d'actions en tant que préalable au versement d'une seconde sous tranche d'un milliard d'euros. Selon la presse grecque, cette seconde liste contiendra des mesures plus douloureuses.
A noter également que le gouvernement grec a demandé la démission de Katerina Savvaidou, Secrétaire générale grecque aux Revenus publics nommée en juin 2014. Selon le Wall Street Journal, Mme Savvaidou doit répondre devant les procureurs d'un second manquement à ses devoirs. (Elodie Lamer)