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Bulletin Quotidien Europe N° 11398
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) iran

Le premier Dialogue de haut niveau prévu fin 2015

Bruxelles, 28/09/2015 (Agence Europe) -Le premier Dialogue de haut niveau entre l'UE et l'Iran aura lieu avant fin 2015, a annoncé, samedi 26 septembre, le Service européen pour l'action extérieure (SEAE).

« Comme suite à l'accord sur le nucléaire iranien, j'attends le premier dialogue de haut niveau UE-Iran sur les questions bilatérales, régionales et internationales avant la fin de l'année », a annoncé le secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques du SEAE, Mme Helga Schmid. Ce dialogue sera d'ailleurs mené par Mme Schmid et par le ministre adjoint des Affaires étrangères iranien pour les affaires européennes et américaines, Majid Takht Ravanchi, selon un communiqué du SEAE, publié à l'issue d'une rencontre entre la Haute Représentante pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, et le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, vendredi 25 septembre. Cette première réunion du Dialogue sera suivie par une rencontre au niveau ministériel plus tard en 2016.

Lors de leur rencontre, Mme Mogherini et M. Zarif ont aussi réaffirmé leur engagement à mettre en oeuvre le Plan d'action global commun (JCPOA) sur l'accord nucléaire iranien « qui ouvrira la voie à la revitalisation des relations bilatérales dans différents domaines et la coopération sur les questions régionales et internationales », selon le SEAE.

Par ailleurs, Mme Mogherini et M. Zarif se sont retrouvés lundi 28 septembre dans la soirée (heure de New York) en présence des ministres britannique, français, allemand, américain, russe et chinois, dans le cadre d'une rencontre E3+3.

Avancer sur la Syrie

Lors de leur rencontre le 25 septembre, Mme Mogherini et M. Zarif ont aussi discuté de la nécessité de faire en sorte que la guerre en Syrie se termine. « Ils ont exprimé leur volonté de coopérer dans le cadre des efforts menés par les Nations unies », a souligné le SEAE qui a précisé que la Haute Représentante et le ministre avaient discuté sur la façon d'y contribuer. L'UE travaille avec l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, pour mettre en place un groupe de contact international sur la Syrie, avec des pays qui ont une influence sur le conflit syrien. Le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Mikhaïl Bogdanov, a, lui, annoncé, le 28 septembre, que les « principaux acteurs » dans le conflit syrien, dont les États-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran, la Turquie et l'Égypte, se réuniraient en octobre.

Et si l'Iran soutient le régime de Bachar el-Assad, la porte-parole de Mme Mogherini, Catherine Ray, a rappelé, lundi 28 septembre, que « vu la façon dont Bachar el-Assad a été impliqué dans la guerre civile », il était « impossible qu'il fasse partie de la future gouvernance du pays ». Elle n'a cependant pas été en mesure de répondre sur le fait qu'il pourrait faire partie d'un gouvernement de transition. Selon des médias britanniques, le Premier ministre britannique pourrait revenir sur son opposition à ce que M. el-Assad joue un rôle quelconque dans un gouvernement de transition. (Camille-Cerise Gessant)

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