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Bulletin Quotidien Europe N° 11389
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Du gaz russe transitera par l'Ukraine après 2019, assure Gazprom

Bruxelles, 15/09/2015 (Agence Europe) - Le gazier russe Gazprom a donné à la Commission européenne des assurances quant à ses intentions concernant ses nouveaux projets de gazoducs reliant la Russie à l'UE, a assuré son PDG, Alexei Miller, après la réunion entre le commissaire Maros Sefcovic et le ministre russe de l'Énergie, Alexander Novak, vendredi 11 septembre à Vienne (EUROPE 11387).

Concernant le projet Nord Stream-2, Gazprom a informé la Commission de la signature avec cinq partenaires européens (E.ON, BASF-Wintershall, OMV, Royal Dutch Shell et Engie), le 4 septembre dernier, d'un pacte d'actionnaires pour bâtir deux nouveaux gazoducs sous la mer Baltique afin de doubler la capacité du gazoduc Nord Stream, en service depuis 2012 (EUROPE 11382). « Nous avons indiqué que ce projet sera mis en oeuvre en stricte conformité avec la législation européenne », a assuré M. Miller. « La période de construction n'est en aucune façon liée à des questions du 3ème paquet énergie et n'a rien à voir avec des questions de réglementation. Nous avons parlé du projet, des volumes, de la façon dont des consultations avec la Commission seront menées à l'avenir », a-t-il déclaré, relayé par l'agence de presse russe Interfax.

Gazprom a aussi informé M. Sefcovic sur les négociations avec la Turquie concernant le projet de gazoduc Turkish Stream, un projet alternatif à l'ancien projet South Stream, par lequel le gazier russe entend fournir 47 milliards de m3 de gaz par an au marché européen. « Nous avons discuté des questions concernant les volumes possibles d'approvisionnement le long de cette route », a précisé M. Miller.

Enfin, concernant les négociations sur l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine, Gazprom est « prêt à négocier » mais « pas prêt à signer un contrat à des conditions inacceptables ». « Le litige (entre Gazprom et le gazier ukrainien Naftogaz sur les arriérés de paiement de ce dernier pour des fournitures de gaz en 2013 et 2014, NDLR) porté devant le tribunal commercial de Stockholm est certainement un facteur très important. Une décision du tribunal de Stockholm et la mise en oeuvre ultérieure de cette décision détermineront dans une large mesure les négociations avec nos partenaires ukrainiens à l'avenir », a déclaré M. Miller. « En outre, nous n'avons jamais dit que nous réduirons automatiquement à zéro (après 2019, NDLR) les volumes de gaz transitant par l'Ukraine. D'autant plus qu'il y a des pays, tels que la Moldavie, vers lesquels le gaz devra absolument être transporté à travers le territoire ukrainien. Cela signifie qu'il y aura toujours des volumes de gaz qui transiteront par l'Ukraine après 2019 », a insisté M. Miller. (Emmanuel Hagry)

 

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