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Bulletin Quotidien Europe N° 11389
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Les députés appellent l'UE à inclure l'aviation et le transport maritime dans la position de l'UE pour la COP 21

Bruxelles, 15/09/2015 (Agence Europe) - Les députés de sept groupes politiques du Parlement européen (PPE, S&D, CRE, ADLE, GUE/NGL, Verts/ALE, EFDD) ont demandé, lundi 14 septembre, que l'UE se batte pour que le transport maritime international et l'aviation civile internationale soient dûment mis à contribution dans la lutte mondiale contre le changement climatique, avec un objectif de réduction de leurs émissions.

En amont de la réunion extraordinaire des ministres de l'Environnement qui, vendredi 18 septembre, doivent finaliser la position de négociation de l'UE pour la conférence de Paris sur le climat (COP 21, 30 novembre -11 décembre), les députés ont adressé une lettre à Carole Dieschbourg, présidente en exercice du Conseil, pour demander que cette exigence soit prise en compte dans les conclusions du Conseil.

« L'aviation internationale et le transport maritime international contribuent déjà à 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et, d'après les estimations, leurs émissions connaîtront une augmentation de 200% à 300% à l'horizon 2050, pour ce qui concerne l'aviation, et de 50 à 250%, s'agissant du transport maritime. Une telle augmentation saperait les efforts déployés pour limiter la hausse de la température mondiale en dessous de 2 degrés », soulignent les signataires. Selon eux, « il est donc d'une importance capitale » que le texte de l'accord mondial à conclure à Paris exige que l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) revoient leur niveau d'ambition à la hausse.

Les eurodéputés estiment en effet que le mécanisme de marché sur lequel l'OACI travaille pour mettre en oeuvre son objectif d'une croissance neutre en carbone à compter de 2020 est « bien en deçà des efforts requis ». En outre, il n'est pas sûr du tout que l'OACI parvienne à un accord lors de son assemblée générale de 2016, font-ils observer. Quant à l'OMI, elle a renoncé en mai dernier à lancer un processus pour établir un objectif d'émission pour le transport international, et ce « bien qu'il existe une multitude d'options d'atténuation à faible coût » qui permettraient de découpler l'expansion du transport maritime international et la croissance de ses émissions, affirment les signataires.

L'ONG Transport & Environment, qui promeut le transport durable, partage le même point de vue. « Exiger des deux secteurs économiques, dont les émissions équivalent à celles de l'Allemange et de la Corée du Sud, qu'ils réduisent leurs émissions de CO2 en ligne avec l'objectif des 2 degrés Celsius n'est que justice. Jusqu'ici, l'OMI et l'OACI n'ont fait que procrastiner. Le temps de l'action est venu », a déclaré Sotiris Raptis, de cette ONG. Le Parlement européen a appelé la semaine dernière à la fixation d'un objectif de réduction des émissions du transport maritime à l'horizon 2030 et à des mesures de réduction de la vitesse des navires à cette même échéance. (Aminata Niang)

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