Bruxelles, 10/09/2015 (Agence Europe) - Le Parlement européen a appelé, jeudi 10 septembre, à une nouvelle approche de l'UE « servant véritablement les intérêts de la paix et de la sécurité des Israéliens comme des Palestiniens ».
Ainsi, dans la résolution commune qu'ils ont adoptée à une très large majorité (525 pour, 70 contre et 31 abstentions), les députés exhortent la Haute Représentante et le Représentant spécial de l'Union « à mieux exploiter les relations politiques et les compétences institutionnelles de l'Union et de ses États membres (…) pour que l'Union joue un véritable rôle politique dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens et, plus largement, entre les États arabes et Israël ».
De même, s'il soutient les efforts du Conseil de sécurité des Nations Unies pour relancer les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens, le Parlement invite l'UE à « assumer ses responsabilités en sa qualité d'acteur influent et à prendre une initiative audacieuse et globale pour la paix dans la région ». « L'Union devrait jouer un rôle clé dans la redéfinition des objectifs du Quartette - qui devraient être recentrés sur la recherche d'une solution politique au conflit - et de sa forme », ont estimé les députés.
De façon générale, le Parlement salue l'engagement de l'Union à « travailler activement à une approche multilatérale renouvelée du processus de paix, en concertation avec tous les acteurs concernés, et à soutenir activement les parties pour rétablir la confiance et instaurer le climat de confiance nécessaire à l'ouverture de négociations sérieuses dès que possible ».
Le Parlement invite aussi le Service européen pour l'action extérieure et la Commission à signaler au Parlement les destructions et les dommages causés aux structures et projets financés par l'Union dans les territoires palestiniens occupés et demande à la Haute Représentante d'oeuvrer à l'application intégrale des recommandations du rapport de la commission d'enquête indépendante des Nations Unies sur le conflit de 2014 à Gaza, « notamment celle de soutenir activement les travaux de la Cour pénale internationale ». Les députés souhaitent aussi la réactivation de la mission d'assistance aux frontières (EUBAM Rafah), en la dotant cette fois d'un mandat plus ambitieux et de moyens matériels et humains suffisants pour qu'elle joue un « rôle tangible » dans le contrôle des frontières de la bande de Gaza avec l'Égypte et Israël. (Camille-Cerise Gessant)