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Bulletin Quotidien Europe N° 11383
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) santÉ

Andrus Ansip prône un développement plus rapide de l'e-santé

Bruxelles, 07/09/2015 (Agence Europe) - La santé, gérée par les outils issus des nouvelles technologies et des technologies mobiles (« e-santé » et « m-santé ») n'est pas une réalité dans l'Union européenne, malgré un potentiel énorme pour améliorer les soins et la qualité de vie de millions d'Européens, a souligné le président de la Commission européenne en charge de l'Agenda numérique européen, Andrus Ansip.

Le vice-président s'est exprimé sur son blog, vendredi 4 septembre, en faveur de systèmes de santé plus performants, plus durables et plus adaptés aux besoins individuels, grâce à l'appui des technologies de l'information et de la communication. « Nous pouvons faire un usage plus important et meilleur des technologies de l'information pour que les Européens, quel que soit leur âge, puissent améliorer la façon de gérer leur santé et leur qualité de vie, n'importe où », estime-t-il.

Les raisons à la lenteur du développement de l'e-santé résident dans le manque de compatibilité des systèmes et de standards communs entre États membres, alors que de plus en plus d'Européens sont appelés à franchir les frontières nationales. Le manque d'informations est une autre raison retardant, en particulier, le développement de la m-santé. Andrus Ansip se félicite, dans cette optique, de l'organisation d'événements tels que le mHealth Grand Tour (EUROPE 11379) qui illustrent les avantages offerts par les technologies de communication mobile aux personnes touchées par la maladie. Pour le vice-président de la Commission, citant les résultats de la consultation publique organisée l'an dernier sur les barrières à la m-santé, il faut travailler à la protection des données personnelles et renforcer la cyber-sécurité, se focaliser sur la sécurité des patients et resserrer le cadre juridique, pour véritablement assurer l'envol de la m-santé.

La stratégie pour un marché unique numérique, présentée le 6 mai (EUROPE 11309), devrait aider à réaliser cet objectif, grâce notamment à une meilleure coordination des standards dans plusieurs secteurs concernés par les nouvelles technologies (dont la santé). La Commission travaille par ailleurs à l'émergence d'un « code de conduite » pour les concepteurs d'applications mobiles relatives à la santé afin de s'assurer que les données qui sont collectées soient sécurisées et protégées, a encore indiqué Andrus Ansip. (Isabelle Lamberty)

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