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Bulletin Quotidien Europe N° 11383
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) g20

La reprise plus faible que prévu inquiète les grands argentiers mondiaux

Bruxelles, 07/09/2015 (Agence Europe) - Le 'G20 Finances' s'est engagé, samedi 5 septembre, à adopter des actions « décisives » pour maintenir la reprise économique sur les rails, tout en évitant de retomber dans une guerre monétaire contreproductive.

Accueillant favorablement le renforcement de la conjoncture économique dans certaines économies, les grands argentiers mondiaux ont néanmoins constaté que « la reprise mondiale ne répond pas à nos attentes ». Afin de soutenir leur économie, les pays participants rappellent leur engagement d'appliquer leurs 'stratégies en faveur de la croissance' qui « incluent des mesures de soutien de la demande » dont un rapport de progrès est attendu pour le prochain sommet du G20 (Antalya, 15-16 novembre). Si les politiques monétaires - telles que le 'quantitative easing' à l'européenne - continueront de soutenir l'activité, ces politiques « ne peuvent pas, à elles seules, conduire à une croissance équilibrée », a estimé le 'G20 Finances', qui demande à ses membres de s'« abstenir de procéder à des dévaluations compétitives » et de « rejeter toute forme de protectionnisme ». Et, afin d'éviter les effets de contagion, toute mesure de politique économique et monétaire devra être soigneusement calibrée et communiquée.

Les grands argentiers mondiaux ont paru rassurés par les explications que leur a fournies à Ankara la délégation chinoise concernant la dévaluation surprise du yuan, début août, qui a déclenché une tempête boursière générale et un début de guerre des changes dans plusieurs pays. Par ailleurs, si le 'G20 Finances' constate qu'« un resserrement monétaire est plus probable dans certaines économies avancées », la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a demandé à la FED américaine de s'assurer que toutes les données qu'elle nécessite soient confirmées au moment de prendre une décision sur le relèvement de ses taux directeurs. Une telle décision, qui pourrait intervenir dès le 17 septembre, pourrait provoquer un afflux de capitaux vers les États-Unis à la recherche de rendements, augmentant les difficultés dans les pays émergents.

Concernant la question des dettes souveraines, les principales économies mondiales font état d'avancées dans l'inclusion dans les contrats internationaux, sur lesquels reposent ces titres, de clauses d'action collectives et pari passu pour faciliter la restructuration de dettes, si nécessaire (EUROPE 11145).

Sur la réforme de l'architecture financière, le 'G20 Finances' souhaite la finalisation, d'ici au sommet d'Antalya, du futur matelas de sécurité (TLAC) dont les 30 plus grandes banques mondiales devraient se doter à partir de 2019. Il fixe la même échéance pour des progrès tangibles en matière de solvabilité et de résilience des chambres centrales de compensation de produits dérivés. Et de prôner la levée des « obstacles juridiques » au reporting des transactions de produits dérivés de gré à gré ('OTC') dans des registres centraux.

Sur les questions fiscales, les grands argentiers du monde estiment que le plan en 15 actions visant à freiner l'optimisation fiscale des multinationales (plan d'action 'BEPS') sera prêt d'ici à « octobre » pour leur prochaine réunion en marge de la réunion conférence conjointe FMI/Banque mondiale (Lima, 9-11 octobre) afin que le plan d'actions soit présenté au sommet d'Antalya. (Mathieu Bion)

 

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