login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11321
Sommaire Publication complète Par article 16 / 27
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Les déclarations sur les discussions sonnent comme un disque rayé

Bruxelles, 26/05/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a répété, une énième fois, mardi 26 mai, que plus tôt le travail entre les autorités grecques et les institutions (Commission, BCE, FMI) serait conclu, mieux ce serait. Les contacts se poursuivaient mardi entre les parties pour continuer dans les jours à venir, a déclaré Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission.

Depuis Dublin, cité par l'AFP, le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a estimé que les négociations au sein du groupe de Bruxelles (qui réunit les institutions et la Grèce) devaient « accélérer ». « Nous voulons cet accord, nous le voulons vite », a-t-il ajouté. Et d'affirmer que des progrès avaient été réalisés ces dernières semaines, notamment certaines propositions de réformes.

La proposition de taxer très faiblement les transactions bancaires a toutefois été retirée, mardi, selon la presse grecque, en raison d'objections du ministère des Finances.

Les États devraient pouvoir prendre connaissance des avancées lors d'une réunion du groupe de travail sur l'euro au Conseil, l'euro working group', l'instance préparatoire de l'Eurogroupe qui réunit les experts des ministères des Finances.

Pierre Moscovici s'est dit conscient des problèmes de liquidités que connaît la Grèce, celle-ci doit rembourser 300 millions d'euros au FMI le 5 juin et ne semble pas, à ce stade, sûre de pouvoir honorer cette obligation.

Rappelant que la Grèce devait rembourser un total d'1,6 milliard d'euros au FMI en juin, le ministre grec de l'Intérieur, Nikos Voutsis, a déclaré dimanche que cet argent ne serait « pas donné, il n'y en a pas à donner ». Ce n'est pas la première mise en garde d'un membre du gouvernement grec et, comme les précédentes, elle a été rattrapée de justesse par le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis. À la question de savoir si ce remboursement aurait lieu, M. Varoufakis a répondu, mardi, cité par Reuters, « bien sûr, car il y aura un accord d'ici le 5 juin ».

Klaus Regling, directeur général du Fonds européen de stabilité financière, fonds de sauvetage mobilisé pour la Grèce, a déclaré dans une interview au Bild, publiée mardi, qu'il serait dangereux de ne pas rembourser le FMI. « Cela aurait des implications sur d'autres créanciers, comme nous », a-t-il déclaré.

Un accord seul ne déclenchera toutefois pas le versement des tranches attendues (un total de 7,2 milliards du FMI, du FESF et de profits rétrocédés dans le cadre du programme SMP de la BCE). C'est la mise en oeuvre, et seulement la mise en oeuvre, des actions préalables qui le permettra, a plusieurs fois rappelé la Commission.

Pour l'heure, les discussions continuent sur la TVA, la réforme du marché du travail, des pensions et des objectifs budgétaires. Olivier Blanchard, du FMI, a dit au quotidien français Les Échos qu'il était évident que le système de pensions grec était souvent trop généreux et qu'il restait encore trop de fonctionnaires. Compte tenu des estimations récentes du déficit budgétaire, « nous avons besoin de mesures crédibles pour transformer cela en excédent et pour maintenir cet excédent dans le futur », a-t-il dit, ajoutant que l'on en était loin.

Yanis Varoufakis, estimant que la Grèce avait fait les trois quarts du chemin, a appelé les créanciers à en parcourir le dernier quart. « Il commence à être temps qu'ils se mettent d'accord », a-t-il dit. Il a par ailleurs réitéré que le gouvernement grec ne pouvait accepter et n'accepterait pas « un remède qui, sur une période de cinq ans, s'est révélé plus nocif que la maladie ». (Elodie Lamer)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE