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Bulletin Quotidien Europe N° 11312
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Une déclaration positive de l'Eurogroupe, tout au mieux

Bruxelles, 11/05/2015 (Agence Europe) - L'Eurogroupe, qui se tenait lundi 11 mai en fin d'après-midi, devait se positionner plus dans une narrative positive et d'encouragement vis-à vis de la Grèce plutôt que dans la critique à son égard pour le manque de progrès réalisés dans les discussions avec les institutions (Commission, BCE, FMI) au sein du groupe de Bruxelles.

On s'attendait donc à ce que les ministres publient une déclaration positive, selon Reuters. À son arrivée à l'Eurogroupe, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, est par ailleurs allé jusqu'à dire qu'un accord au sein du groupe de Bruxelles pourrait peut-être être obtenu dans les prochains jours. « Nos lignes rouges sont par nécessité inflexibles, mais leurs lignes rouges et les nôtres sont telles qu'il y a des points communs », a expliqué M. Varoufakis.

De son côté, le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, a estimé que, compte tenu de la position des autorités en matière de liquidités de la Grèce, un accord au plus vite serait souhaitable.

Comme l'a rappelé le ministre slovaque, Peter Kazimir, les améliorations se sont surtout révélées dans l'atmosphère des discussions. « Mais jusqu'à présent, nous ne voyons pas vraiment d'amélioration sur la qualité du contenu», a-t-il dit. Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, a, pour sa part, estimé que la réunion devait permettre de vérifier les intentions de la partie grecque. « Il revient aux autorités grecques de rassurer l'Eurogroupe », a-t-il déclaré à son arrivée. Vendredi 8 mai, dans la soirée, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, aurait considéré que le verre était « à moitié plein ».

« Il n'y a pas de résultat sur la table aujourd'hui », a tenu à rappeler Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, ajoutant que les ministres allaient être informés des avancées. Comme plusieurs de ses collègues, il n'a pas tenu à commenter la possible organisation d'un référendum en Grèce. Seul le ministre allemand, Wolfgang Schäuble, a estimé que cela pourrait même être utile pour que le peuple grec décide « s'il est prêt à accepter ce qui est nécessaire, ou s'il veut quelque chose de différent ».

À noter également que le Wall Street Journal a rapporté plus tôt dans la journée que le FMI se montrait prévoyant, avec les pays du sud de l'Europe, pour contenir la contagion d'un possible défaut grec. Plusieurs médias ont toutefois rapporté que la Grèce avait ordonné le remboursement de 750 millions d'euros au FMI, dont l'échéance tombe ce mardi. (Elodie Lamer)

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