login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11266
Sommaire Publication complète Par article 20 / 31
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) banques

L'ABE n'effectuera pas de 'stress tests' en 2015

Bruxelles, 03/03/2015 (Agence Europe) - L'Autorité bancaire européenne (ABE) a annoncé, mardi 3 mars, qu'elle ne conduirait pas de tests de résistance bancaire en 2015.

L'autorité européenne est d'avis que le bilan de santé du secteur bancaire européen (évaluation de la qualité des actifs par la BCE et 'stress tests' par l'ABE) dévoilé à l'automne 2014 a produit des résultats positifs en termes de recapitalisation bancaire et de qualité des informations fournies (EUROPE 11185). Cet exercice mobilisant des ressources humaines importantes et devant être planifié suffisamment à l'avance, elle a décidé de ne pas organiser de 'stress tests' avant 2016.

En 2015, elle effectuera un exercice de transparence similaire à celui effectué en 2013 qui inclura la publication d'informations détaillées sur les bilans et portefeuilles bancaires, mais pas de simulations.

Mardi, l'ABE a publié son 7ème rapport sur la mise en conformité des banques européennes par rapport aux règles prudentielles dites 'Bâle III' applicables totalement à partir de 2019. D'après les données disponibles en juin 2014, aucune des 40 grandes banques européennes examinées (banques actives à l'international et dont le capital CET1 de qualité optimale dépasse 3 milliards d'euros) ne présentait un déficit en capital CET1 pour atteindre le seuil minimal de solvabilité de 4,5%. En revanche, le déficit cumulé en capital pour atteindre l'objectif de 7% (4,5% de capital CET1 + 2,5% de coussin de capital) serait de 2,8 milliards d'euros, soit 8,8 milliards de moins qu'au moment de la publication du 6ème rapport de suivi de l'ABE (EUROPE 11156). Ce déficit cumulé est inchangé lorsqu'on ajoute la surcharge en fonds propres réclamée pour les grandes banques d'importance systémique.

En ce qui concerne le ratio liquidité (LCR), les 40 grandes banques concernées présentaient un ratio de 113%, 82% d'entre elles se conformant au ratio de 100% applicable à partir de 2019. L'exercice a aussi révélé un déficit en termes d'actifs liquides de 115 milliards d'euros pour ces mêmes banques. (Mathieu Bion)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE