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Bulletin Quotidien Europe N° 11266
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) finances

Les orientations de l'AFME pour la relance de l'investissement

Bruxelles, 03/03/2015 (Agence Europe) - Réduire la fragmentation du marché et promouvoir la prise de risques sont deux éléments nécessaires pour relancer l'investissement en Europe. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus l'AFME (Association for Financial Markets in Europe) et le cabinet Boston Consulting group dans un rapport rédigé sur base d'un sondage auprès des investisseurs internationaux.

Le rapport met en exergue les différences entre les marchés des capitaux en Europe et aux États-Unis. Ainsi, indique le rapport présenté mardi 3 mars à Bruxelles, la somme des actifs dans lesquels investir en Europe représente approximativement trois cinquièmes de l'offre présente aux États-Unis, soit à peu près 30 000 milliards d'euros, contre 49 000 aux États-Unis, alors que les deux économies sont de taille similaire. La comparaison avec les États-Unis montre que les sources de financement sont un défi clé pour l'Europe, indique le rapport. Rick Watson, chef de l'unité qui s'occupe des marchés des capitaux, souligne la dépendance excessive du financement bancaire en Europe. Pour les PME, qui emploient environ 67% de la force de travail européenne, le problème n'est pas le manque de capital (l'encours de financement est évalué à 2 000 milliards d'euros, contre 1 200 milliards au États-Unis), mais bien cette dépendance excessive du financement bancaire. Le manque de financement en capital propre ('equity') pour les PME est au coeur du problème européen, estime l'AFME.

Les États-Unis bénéficient quant à eux d'une plus grande flexibilité des sources de financement (fonds de pension privés, gestionnaires de fonds, …). La propension au risque est également plus forte aux États-Unis et l'investissement en actions est plus développé. Les fonds de pension et gestionnaires de fonds américains investissent davantage que leurs homologues européens (53% contre 37% des fonds), ce qui s'explique notamment par la place importante des systèmes publics de retraite en Europe.

Les investisseurs interrogés pointent comme premier obstacle à l'investissement la fragmentation du marché en Europe. Le rapport de l'AFME estime par ailleurs qu'aligner le traitement fiscal de la dette sur celui du capital rendrait plus probable la levée de capitaux par les PME. En outre, le rapport met en avant quatre priorités: réduire la fragmentation du marché, promouvoir la culture du risque, améliorer le placement privé et créer un environnement favorable aux investissements dans les projets d'infrastructure. L'AFME dit par ailleurs soutenir l'Union des marchés des capitaux, objet d'un Livre vert présenté la semaine dernière par la Commission. (Élodie Lamer)

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