Bruxelles, 10/11/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a appelé, vendredi 7 novembre dans la soirée, à la mise en oeuvre rapide de la transition politique civile annoncée le 5 novembre au Burkina Faso et a brandi pour la première fois la menace de sanctions à l'encontre de ceux qui entraveraient l'application de l'accord de Ouagadougou, salué comme une avancée décisive pour un retour à l'ordre constitutionnel.
« L´annonce faite depuis Ouagadougou, le 5 novembre dernier, d'un accord entre toutes les parties prenantes sur les principes de la mise en oeuvre d´une transition politique menée par des personnalités civiles et qui permette le rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel représente un pas dans la bonne direction », souligne un communiqué publié par le Service européen pour l'action extérieure (SEAE).
« La réussite de la transition repose désormais sur deux points essentiels: - que toutes les parties prenantes participent au dialogue nécessaire pour la mise en oeuvre pleine et entière de cet accord ; - qu'un gouvernement de transition civil et consensuel soit mis en place rapidement afin d'éviter de potentielles sanctions. La satisfaction de ces conditions permettra d'éviter le recours à des sanctions contre ceux qui feraient obstacle au rétablissement de l'ordre constitutionnel ».
L'UE salue le rôle déterminant joué par la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l´Union Africaine et les Nations Unies dans l'obtention de l'accord de Ouagadougou et se dit disposée à travailler avec le groupe de contact pour le Burkina Faso, créé par la CEDEAO et placé sous les auspices de Macky Sall, président du Sénégal, « pour accompagner le retour à l´ordre constitutionnel dans les plus brefs délais ».
Rappelons que le 3 novembre dernier, l'Union africaine, qui fait office de médiateur dans la crise actuelle, avait donné quinze jours à l'armée pour rendre aux civils le pouvoir auquel se cramponne le lieutenant colonel Isaac Zida depuis la chute de l'ancien président Blaise Compaoré, le 31 octobre dernier. Lundi 10 novembre, Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'UA, poursuivait sa médiation à Ouagadougou. (AN)