Bruxelles, 13/10/2014 (Agence Europe) - Avec 17 États membres qui enfreignent la législation de l'UE sur la qualité de l'air, trop peu de progrès ont été accomplis pour réduire la pollution atmosphérique, et avec le projet de stratégie révisée de l'UE en la matière « il faudra deux générations avant que les citoyens ne puissent respirer de l'air véritablement propre, » avertit le CdR. Suivant leur rapporteur Cor Lamers (PPE, Néerlandais), les autorités locales et régionales de l'UE ont appelé, vendredi 10 octobre, à une stratégie réaliste et pragmatique qui aide davantage les villes et régions en difficulté et fixe de nouveaux objectifs contraignants pour la réduction des émissions polluantes à l'horizon 2025 en tant qu'étape vers les objectifs de 2030.
Le CdR se prononçait sur le paquet législatif 'Air pur en Europe' présenté par la Commission européenne en décembre 2013 et dont la Présidence italienne est résolue à faire une priorité de son mandat dans le domaine de l'environnement. Ce paquet comprend: - la proposition de nouvelle directive visant à réduire la pollution par le dioxyde de soufre et les microparticules provenant des installations de combustion de taille moyenne et des petites installations industrielles ; - le projet de directive révisée sur les plafonds d'émission nationaux (NEC) fixant des plafonds plus stricts pour les six principaux polluants à l'horizon 2025 à respecter en 2030 et introduisant des dispositions concernant le méthane et l'ammoniaque.
Le CdR estime que quelque chose ne va pas dans la stratégie de l'UE qui poursuit en justice les États membres dont les villes et régions ne respectent pas les normes de qualité de l'air de l'UE, alors que, selon lui, la politique de la Commission a échoué à s'attaquer à la pollution à la source et manque d'ambition dans la fixation d'objectif de réduction des polluants, notamment ceux émis à la source.
Partant, il demande qu'à l'avenir on soutienne les régions et les villes qui peinent à respecter les valeurs limites de concentration des polluants dans l'air, par les fonds structurels et par les plans d'action des États membres, et qu'on leur accorde des délais pour se conformer à la législation.
« La Commission devrait faire preuve de retenue dans les procédures d'infractions contre les États membres et opter plutôt pour des instruments de mise en œuvre de la législation plus réalistes », souligne Cor Lamers. L'UE devrait, pour ce faire, établir un nouvel objectif intérimaire contraignant pour 2025 afin de garantir que les États membres soient sur la bonne voie pour atteindre leur objectif 2030. Ce nouvel objectif intérimaire fournirait une nouvelle étape de vérification des performances en exigeant des États membres qu'ils commencent à réduire leurs émissions polluantes en temps et en heure. (AN)