Bruxelles, 13/10/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a promis 468 millions d'euros pour financer la reconstruction de Gaza, lors de la 'Conférence pour la Palestine et la reconstruction de Gaza' dimanche 12 octobre au Caire (Égypte). Les États membres ont ainsi promis 193 millions d'euros. La part des financements de l'UE est, elle, de 275 millions dont 160 millions constituent des nouveaux fonds et 115 millions proviennent de fonds déjà engagés (95 millions sont déjà engagés pour le soutien financier et pour l'UNRWA et 20 millions pour des programmes qui vont commencer à Gaza).
Au total, les pays réunis au Caire se sont engagés à donner plus de 4,3 milliards d'euros pour aider la bande de Gaza dévastée par cinquante jours de guerre pendant l'été. Le Qatar a promis 800 millions d'euros et les États-Unis se sont engagés à verser 315 millions. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a estimé qu'il faudrait 3,15 milliards d'euros pour reconstruire la bande de Gaza.
« Comme secrétaire général, je suis très en colère. (...) En 2009, la communauté internationale s'était déjà réunie (pour la reconstruction de Gaza, NDLR). Nous sommes à nouveau ici. (...) Le cycle constructions-destructions se poursuit, il empire », a dénoncé le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Après le conflit à Gaza en 2009, l'UE s'était engagée à soutenir les Palestiniens à hauteur de 436 millions d'euros et avait finalement donné près de 525 millions. L'UE est le plus grand donateur d'aide à la Palestine. Ces dix dernières années, l'UE a dépensé plus de 1,3 milliard d'euros dans la bande de Gaza.
En échange de leur aide financière, les pays donateurs ont appelé à une reprise des négociations. « La seule solution durable à la situation dans la bande de Gaza, qui est dans l'intérêt de tout le monde, est une solution politique. Nos efforts pour Gaza ne seront couronnés de succès que s'ils sont placés dans le contexte plus large de notre soutien à la Palestine et de notre engagement envers le processus de paix », a expliqué la Haute Représentante, Catherine Ashton. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, qui n'avait pas été invité à la conférence, s'est montré peu enclin à une perspective de relance des négociations soulignant qu'il fallait voir « dans quel cadre et sur quels points » ces négociations porteraient.
Dans un communiqué, l'UE a réaffirmé sa volonté de poursuivre et d'intensifier ses efforts de renforcement des capacités de l'Autorité palestinienne en vue de son redéploiement dans la bande de Gaza et de soutenir une levée effective et sûre du blocus, par sa présence aux points de passage de Gaza. L'UE est également prête à étudier les moyens de soutenir la création d'un lien terrestre qui consoliderait les liens politiques et économiques entre la Cisjordanie et la bande de Gaza. L'UE est également en train d'analyser la faisabilité d'une liaison maritime qui pourrait ouvrir la bande de Gaza à l'Europe et permettre à ce territoire de libérer son potentiel socio-économique, selon le communiqué. (CG)