Bruxelles, 13/10/2014 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a déclaré, lundi 13 octobre, à son arrivée à Luxembourg, qu'une ligne de crédit de précaution du Mécanisme européen de stabilité (MES) était « une possibilité » pour accompagner la sortie de la Grèce du plan d'assistance financière de l'eurozone. « C'est un peu tôt pour le dire (…), avant la fin de l'année nous devrons prendre une décision sur ce qui viendra après » le programme actuel, a-t-il tempéré. Le gouvernement grec a fait savoir qu'il désirait quitter dans la foulée le programme du FMI, supposé courir jusque 2016.
Selon un document obtenu par MNI et daté du 1er octobre, deux solutions seraient à l'étude. La première est de laisser la Grèce quitter de manière précoce le programme du FMI, à certaines conditions, c'est-à-dire une ligne de crédit de précaution du MES ainsi qu'une surveillance renforcée de la mise en oeuvre de la consolidation budgétaire. La seconde option serait que la Grèce fasse une sortie 'propre' du programme, à l'instar du Portugal et de l'Irlande. Selon MNI, le document indique que ce ne serait pas une « solution désirable ». Dans ce cas de figure, la Grèce aurait à nouveau besoin de l'eurozone dès juillet 2015, dit encore MNI, citant le document. Les calculs du MES estimeraient à 30 milliards d'euros les besoins financiers de la Grèce jusqu'en 2016, dont une partie correspond aux dix milliards d'euros du FMI auxquels la Grèce entend renoncer. Enfin, selon MNI, le document prédirait que sur les onze milliards réservés pour d'éventuels besoins des banques, seuls 3 milliards seront nécessaires pour cet objectif. Un haut fonctionnaire de l'UE a toutefois expliqué la semaine dernière qu'il s'agissait d'une enveloppe d'obligations et que sa conversion en liquidités demanderait l'approbation de l'eurozone, du MES et de certains Parlements nationaux. Le gouvernement grec a survécu au vote de confiance, vendredi dernier, au Parlement national. (EL)