Bruxelles, 13/10/2014 (Agence Europe) - L'Afghanistan pourra compter, pour son développement, sur un appui de l'Union européenne de 1,4 milliard d'euros pour la période 2014-2020. Croissance et stabilité sociale, développement rural et agriculture, santé, renforcement de la démocratie sont les grands domaines sur lesquels se concentrera l'aide. Le programme indicatif pluriannuel de développement, qui définit ces priorités et servira de cadre à la coopération entre l'UE et l'Afghanistan au cours des sept prochaines années, a été signé vendredi 10 octobre à Washington, en marge de la réunion annuelle des institutions de Bretton Woods (Banque mondiale, Fonds monétaire international), par Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, et Hazrat Omar Zakhilwal, conseiller économique du président Ghani.
« Avec ce financement, nous espérons contribuer à l'amélioration des conditions de vie des citoyens afghans, en créant de l'emploi, en renforçant davantage les institutions du pays et en donnant les moyens à la population d'avoir leur mot à dire », a déclaré le commissaire. Il voit dans la formation du gouvernement d'unité nationale « une étape importante pour garantir un avenir à tous les Afghans ».
L'enveloppe de 1,4 milliard d'euros sera répartie comme suit: 337 millions pour l'agriculture et le développement rural ; 274 millions d'euros pour la santé publique ; 319 millions d'euros pour assurer la sécurité physique et juridique des citoyens par une police professionnelle et par l'application de l'État de droit ; 300 millions d'euros d'incitants, dont le versement est conditionné à l'obtention de certains résultats escomptés ou progrès réalisés, conformément au cadre de Tokyo sur la responsabilité mutuelle de 2012 (Tokyo Mutual Accountability Framework, TMAF).
La nouvelle stratégie de l'UE pour l'Afghanistan adoptée en juin dernier par le Conseil de l'UE se concentre sur le développement des capacités du pays à pérenniser les progrès engrangés jusqu' ici (notamment en matière de services de santé, de protection sociale des enfants extrêmement vulnérables, de gestion de l'eau, de renforcement de la participation des communautés rurales dans la conception et la mise en oeuvre des programmes de développement) et à jeter les bases de nouveaux progrès. (AN)