Bruxelles, 31/07/2014 (Agence Europe) - Les porte-parole de la Haute Représentante, Catherine Ashton, et du commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, ont pris note, jeudi 31 juillet, « avec préoccupation » du fait que le ministère public géorgien a déposé des accusations criminelles contre l'ancien président, Mikheil Saakachvili, le 28 juillet. « Bien que personne ne soit au-dessus de la loi, les poursuites en Géorgie devraient être transparentes, proportionnées, sans motivation politique, et adhérant strictement à une procédure régulière », ont-ils rappelé. M. Saakachvili, exilé aux États-Unis, et plusieurs hauts fonctionnaires de son administration ont été inculpés pour « abus de pouvoir » dans la répression des manifestations antigouvernementales de novembre 2007.
Les porte-parole ont souligné que l'UE allait suivre de près cette poursuite et d'autres poursuites judiciaires contre des membres de l'ancien gouvernement et de l'opposition en Géorgie (EUROPE 11115). L'UE a, à de nombreuses reprises, appelé à la non-politisation de la justice en Géorgie.
L'Union européenne a aussi exhorté toutes les parties à la politique géorgienne « à aller au-delà des conflits passés et à se concentrer sur l'avenir du pays ». « La Géorgie fait face à de grands défis qui exigent un leadership prospectif prêt à briser le moule de la politique polarisée », ont souligné les porte-parole.
Ils ont rappelé que l'accord d'association signé le 27 juin entre l'UE et la Géorgie, et ratifié à la mi-juillet par le Parlement géorgien, engageait la Géorgie à adhérer à des valeurs communes, « y compris le respect des principes de l'État de droit et de la bonne gouvernance ». (CG)