login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11125
SOCIAL - CULTURE / (ae) social

Stabilisateurs automatiques, la Commission appelée à rédiger un Livre vert

Milan, 18/07/2014 (Agence Europe) - La Présidence italienne du Conseil a demandé à la Commission européenne, vendredi 18 juillet, au cours de la réunion informelle des ministres européens du Travail à Milan, de préparer un Livre vert sur les stabilisateurs automatiques dans l'Union économique et monétaire (UEM). Si le commissaire Laszlo Andor (Emploi et Affaires sociales) s'est dit plus que prêt à le faire, il a toutefois souligné que cette question ne figurait pas à l'agenda de travail de la Commission pour l'année 2014, d'où le besoin d'avoir au préalable une décision formelle au sein de l'institution.

Tous les ingrédients étaient là pour mettre en avant ce sujet politiquement délicat. La Présidence italienne a voulu dès le départ accorder la priorité à la question des stabilisateurs automatiques, en favorisant surtout l'option pour créer un système d'assurance chômage complémentaire au niveau de l'UEM. Elle a chargé son sous-secrétaire d'État pour l'Économie et les Finances, Pier Paolo Baretta, de coordonner les travaux au sein du Conseil. Le commissaire Andor y est aussi plus que favorable, considérant que cette question est vitale pour l'avenir de l'UEM (EUROPE 11102). L'objectif est de disposer d'un outil pour réagir rapidement à une crise qui ne toucherait sévèrement qu'un nombre limité d'États membres. Le temps entre la crise et les réformes structurelles pour y répondre étant trop important, un outil spécifique ad hoc pour réagir immédiatement est nécessaire, a jugé M. Baretta.

Le débat entre les ministres n'a en fin de compte pas comporté de surprise. Il a été riche et a montré des sensibilités différentes, a-t-il résumé, au cours d'une conférence de presse, qui a mis un terme à deux jours de Conseil informel Emploi et Affaires sociales. Toutefois, c'est un pas en avant, a-t-il ajouté. Comme il l'a expliqué, ce sont trois approches qui se sont affrontées, au cours d'un atelier de travail consacré à ce thème. Il y a ceux qui sont favorables à la mise en place immédiate d'un système d'assurance chômage au niveau de la zone euro, qui devrait être géré par les institutions européennes. Ce sont surtout ceux qui en bénéficieraient aujourd'hui, tels les pays du sud. Le deuxième groupe d'États membres est plus prudent, il insiste sur la responsabilité prépondérante des autorités nationales en matière d'emploi et de lutte contre le chômage. Le troisième groupe propose une solution à mi-chemin, avec un rôle de réassureur pour l'UEM. Ce serait une sorte de « fonds de garantie » qui activerait un système d'assurance chômage complémentaire en cas de crise grave, a précisé Pier Paolo Baretta

Ce débat ne fait que commencer. Pour M. Baretta, il pourrait durer cinq ans, voire plus. La mise en place de stabilisateurs automatiques nécessite du temps, il y a un prix à payer et des changements législatifs, dont une possible révision des traités, pourraient être nécessaires, a dit M. Andor. Aujourd'hui, nous pouvons commencer le débat politique, partager les études et évaluer les différentes options, a-t-il ajouté, en répondant à une question d'EUROPE. Ce serait précisément l'objectif du Livre vert, la Présidence italienne ayant jugé que « le temps est suffisamment mûr » pour le faire. Selon M. Andor, sa rédaction est « techniquement possible », mais il voudrait que les ministres européens des Finances y contribuent aussi. (JK)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - CULTURE
ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CALENDRIER