Bruxelles, 18/07/2014 (Agence Europe) - Choqués par le crash d'un avion de ligne au-dessus de l'est de l'Ukraine, jeudi 17 juillet, les Européens ont appelé, le soir même, à une enquête sur les circonstances de l'événement. 298 personnes, majoritairement des Européens, auraient été tués dans le crash de cet avion de la Malaysia Airlines qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur. « Nous demandons une enquête immédiate et approfondie sur les causes de l'accident. Les faits et les responsabilités doivent être établis le plus rapidement possible », ont demandé les présidents du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Commission, José Manuel Barroso. Ils ont précisé que l'UE continuerait de suivre ce dossier « de très près ».
« Les circonstances doivent être clarifiées sans délai et l'enquête internationale doit faire toute la lumière sur cette tragédie », a, pour sa part, souligné la Haute représentante. Pour le président du Parlement européen, Martin Schulz, « les circonstances qui ont mené à cet accident doivent être soigneusement étudiées et la responsabilité de cette tragédie établie ». « L'UE et ses États membres doivent offrir toute l'expertise nécessaire aux autorités ukrainiennes et internationales pour finir l'enquête », a-t-il souligné. En plus des dirigeants européens, de nombreux chefs d'État et de gouvernement et de ministres des Affaires étrangères européens ont aussi appelé à une enquête et présenté leurs condoléances.
La Haute représentante, Catherine Ashton, a appelé toutes les parties de la région de l'accident « à fournir un accès complet au site de l'accident, afin qu'il puisse être immédiatement sécurisé, à coopérer pleinement et à partager toutes les informations pertinentes ». Les séparatistes auraient refusé un cessez-le-feu près de la zone du crash, mais auraient accepté de laisser les experts accéder au lieu de la catastrophe. Ce crash est « un autre exemple frappant du pourquoi il est si urgent de mettre fin au conflit », a rappelé Mme Ashton.
Selon des experts du renseignement américain, l'avion aurait été abattu. Une thèse que privilégient aussi les Européens. « Les premières évaluations qui sont faites, en tenant compte de la dispersion des débris sur plusieurs dizaines de kilomètres, tendent plutôt à favoriser l'hypothèse selon laquelle cet avion a été abattu », a expliqué un diplomate européen, ajoutant que l'enquête le dirait. « Il y a de nombreuses indications selon lesquelles l'avion aurait été abattu, alors nous devons prendre les choses très au sérieux », a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel.
Les ministres devraient discuter de l'événement lors du Conseil Affaires étrangères, mardi 22 juillet. Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Pavlo Klimkin, sera à Bruxelles le même jour. (CG)