Bruxelles, 18/07/2014 (Agence Europe) - Les États membres de l'Union européenne ont adopté, vendredi 18 juillet par procédure écriture, la base juridique permettant de renforcer les sanctions liées à la situation en Ukraine, comme demandé par le Conseil européen le 16 juillet (EUROPE 11124). La publication officielle des nouvelles sanctions devrait intervenir samedi 19 juillet, selon une source. Cependant, plusieurs sources ont précisé qu'il faudrait plusieurs jours pour décider des personnes et entités qui seraient ajoutées à la liste des sanctions, en fonction de ces nouveaux critères.
Lors du Conseil Affaires étrangères de mardi 22 juillet, les ministres des Affaires étrangères de l'UE devraient évoquer les autres mesures décidées le 16 juillet par les chefs d'État et de gouvernement. Ils devraient aussi adopter le lancement de la mission PSDC en Ukraine sur la police et la sécurité, avec le début du déploiement d' « éléments précurseurs » à Kiev. « Ce n'est pas le déploiement de la mission en tant que tel mais des éléments », a expliqué une source diplomatique nationale précisant que le recrutement du personnel était en cours. « On pourra envoyer les premières personnes d'ici la fin du mois », a-t-elle ajouté.
Les ministres devraient aussi revenir sur le crash de l'avion de la Malaysia Airlines entre Amsterdam et Kuala Lumpur, dans l'est de l'Ukraine, qui aurait fait 298 morts (voir autres nouvelles).
Le Conseil devrait aussi discuter de la situation au Proche-Orient. Les ministres allemand, italien et français, qui s'y sont rendus cette semaine, devraient faire rapport à leurs homologues. Selon une source européenne, les ministres devraient, dans leurs conclusions, développer la déclaration du Conseil européen du 16 juillet. Les États membres seraient divisés sur la nature du message à transmettre. « Certains pensaient s'en tenir à une réaction à la situation de crise à Gaza, tandis que d'autres souhaitent aussi rappeler les paramètres d'une solution négociée. Les premiers estiment qu'en l'état actuel des choses insister sur des paramètres serait relativement inaudible », a expliqué une source diplomatique d'un État membre. Le texte devrait donc à la fois s'exprimer sur Gaza, y compris la situation économique et humanitaire, et sur les paramètres généraux.
Le Conseil devrait aussi revenir sur l'Irak et les implications de la crise sur la région. Il devrait s'entretenir sur la situation militaire et sécuritaire et sur la situation politique, alors que le parlement a élu, le 15 juillet, son président et que l'UE attend la mise en place d'un gouvernement d'union.
Le Conseil devrait adopter sans débat un règlement prévoyant des sanctions supplémentaires contre le régime syrien.
La Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, pourrait aussi faire un point sur les négociations sur le programme nucléaire iranien, alors que la date butoir pour parvenir à un accord était fixée au 20 juillet et que les négociations pourraient être prolongées.
Le Conseil sera suivi d'une réunion et d'un dîner des ministres du Partenariat oriental. (CG)