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Bulletin Quotidien Europe N° 11081
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

Commission - les candidats pour une UE plus ferme face à V.Poutine

Bruxelles, 16/05/2014 (Agence Europe) - Les candidats au poste de président de la Commission européenne ont fait preuve de fermeté face au comportement de la Russie dans la crise ukrainienne, lors de leur débat (voir autre nouvelle), jeudi 15 mai. Tout en soulignant la nécessité du dialogue, ils ont appelé à des sanctions supplémentaires.

« Les sanctions ne vont pas assez loin. Nous devons augmenter leur intensité », a souligné le candidat PPE luxembourgeois, Jean-Claude Junker, qualifiant le comportement du président russe, Vladimir Poutine, de « strictement inacceptable ». « Il faut frapper d'abord les flux financiers entre la Russie et les États membres », a-t-il ajouté. Pour l'ADLE, le Belge Guy Verhofstadt a critiqué l'UE « trop faible face à Poutine ». « L'UE doit imposer des sanctions crédibles et personnelles à l'encontre de l'entourage de Poutine », a-t-il ajouté.

La verte allemande Ska Keller a appelé à un embargo sur les armes. « Il était normal d'imposer des sanctions. Elles doivent aller plus loin. On peut parler des armes », a-t-elle expliqué, ajoutant que des États membres continuaient à exporter des armes vers la Russie. Selon elle, « il faut arrêter (ces exportations) de toute urgence sinon les sanctions n'auront pas d'effet ». « Je suis convaincu que des sanctions doivent être prises et devenir tangibles », a souligné pour sa part le candidat socialiste allemand, Martin Schulz, pour qui l'Ukraine est au bord de la guerre civile.

Le candidat du parti de la Gauche unitaire européenne, le Grec Alexis Tsipras, a, lui, pris ses concurrents à contre-pied. Pour lui, « l'UE expérimente des tactiques de la Guerre froide, ni les sanctions ou les menaces ne sauront panser les plaies, mais le dialogue ». « Il faut exiger la disparition de la présence militaire de l'OTAN et de la Russie pour donner une chance à la paix », a-t-il expliqué. Il a aussi dénoncé la présence de « néo-nazis » dans le gouvernement ukrainien.

Le commissaire Füle à Kiev

Par ailleurs, le commissaire à la Politique de voisinage, Stefan Füle, s'est rendu vendredi 16 mai à Kiev pour discuter de la mise en oeuvre de l'agenda européen de réformes et préparer celle de l'accord d'association. Cette visite fait suite à la réunion entre la Commission européenne et le gouvernement ukrainien, le 13 mai à Bruxelles (EUROPE 11078). (CG)

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