Bruxelles, 14/05/2014 (Agence Europe)- Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a annoncé la signature de l'accord d'association entre l'UE et la Géorgie, prévue le 27 juin lors du sommet européen.
« Nous allons signer l'accord à Bruxelles le 27 juin avec l'ensemble des chefs d'État ou de gouvernement de l'UE. Cette étape importante marque le début d'une nouvelle phase dans nos relations et dans l'histoire de votre pays », a déclaré M. Van Rompuy à l'issue de sa rencontre avec le Premier ministre géorgien, Irakli Garibashvili. « La mise en oeuvre de l'accord sera difficile », a-t-il néanmoins prévenu.
Comme pour la Moldavie, M. Van Rompuy a précisé que cet accord n'était pas le but final de la coopération entre l'UE et la Géorgie.
« Nous comprenons que le processus d'association nécessite beaucoup de travail et des réformes de grande envergure. Nous sommes prêts à renforcer nos efforts dans cette direction », a pour sa part expliqué M. Garibashvili. Le président du Conseil européen a d'ailleurs salué les efforts de son hôte pour mettre en oeuvre « un ambitieux programme de réformes », citant l'adoption de la législation anti-discrimination. Il a aussi mis en avant les valeurs qui sous-tendent l'accord, telles que l'impartialité du pouvoir judiciaire, la lutte contre les abus, le respect de la présomption d'innocence ou encore le pluralisme. « Ceci a également pour objet une interaction normale entre opposition et majorité, loin de toute polarisation. Tout cela donne un contenu à la notion de démocratie mûre et saine », a-t-il expliqué.
« La Géorgie est un pays libre et démocratique qui doit faire ses propres choix. Aucune pression externe ne doit changer cela », a aussi rappelé M. Van Rompuy alors que la Géorgie pourrait faire l'objet de pressions russes pour qu'elle ne signe pas l'accord. « La Russie est un voisin. Mais de bons voisins respectent les frontières de l'autre », a-t-il souligné. Il a ainsi réitéré le soutien de l'UE à l'intégrité territoriale de la Géorgie à l'intérieure de ses frontières internationalement reconnues, précisant que l'Union restait « très préoccupée » par les obstacles à la libre circulation à travers la frontière administrative.
« L'Europe entière et libre n'a pas encore été accomplie. Nous espérons que l'UE unie et forte jouera un rôle actif dans la réalisation de cet objectif », a expliqué M. Garibashvili. (CG)