Bruxelles, 02/05/2014 (Agence Europe) - La Haute représentante, Catherine Ashton, a exhorté le 30 avril, le gouvernement des Maldives à « maintenir le moratoire sur l'utilisation de la peine de mort en toutes circonstances, y compris dans les cas impliquant des délinquants mineurs, et à travailler en vue d'abolir complètement cette pratique », alors que ce gouvernement a adopté, le 27 avril, les règles de mise en œuvre de la peine capitale. « Mettre en œuvre la peine de mort casserait le moratoire de facto en place depuis 1953, quand la dernière exécution a eu lieu », a souligné Mme Ashton dans un communiqué de son porte-parole, se disant « profondément préoccupée » par la situation.
Soulignant sa position « forte et de principe » contre la peine capitale, Mme Ashton a précisé que l'abolition de la peine de mort était « l'un des objectifs de la politique des droits de l'homme de l'UE à travers le monde ». Selon elle, l'abolition est « essentielle pour la protection de la dignité humaine et pour le développement progressif des droits de l'homme ». « La peine de mort est cruelle et inhumaine et il n'a pas été démontré qu'elle ait en aucune façon un effet dissuasif sur la criminalité », a ajouté la Haute Représentante.
Le nouveau règlement prévoit la peine de mort pour le crime d'homicide volontaire, y compris pour les personnes âgées de moins de 18 ans, ce qui est contraire au droit international. L'âge de la responsabilité pénale est de 10 ans aux Maldives et descend même à 7 ans pour des infractions précises prévues dans la Chari'a. Si un mineur est condamné, il ne pourrait pas être exécuté avant ses 18 ans. (CG)