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Bulletin Quotidien Europe N° 11051
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Négociations sur les services, l'UE veut la Chine à bord

Bruxelles, 01/04/2014 (Agence Europe) - La coalition d'une cinquantaine de pays de l'OMC engagés depuis mars 2013 dans des pourparlers visant à contourner l'impasse du round de Doha sur la libéralisation des échanges de services se verrait renforcée d'un soutien de poids avec la participation chinoise.

« L'UE va soutenir fortement la participation rapide de la Chine dans les négociations en cours pour un accord plurilatéral sur le commerce des services (TiSA) », a annoncé le commissaire au Commerce, Karel De Gucht au président chinois, Xi Jinping, à l'occasion de sa visite à Bruxelles, lundi 31 mars. « La Chine a rassuré l'UE qu'elle partage les objectifs des négociations TiSA et qu'elle respecterait les résultats de la négociation atteint par d'autres participants si elle la rejoint », a expliqué M. De Gucht.

La Chine a soumis en septembre 2013 sa demande de participation aux négociations TiSA, qui engagent déjà l'Australie, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la Corée du Sud, les États-Unis, Hong Kong, l'Islande, Israël, le Japon, le Liechtenstein, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, le Panama, le Paraguay, le Pérou, la Suisse, Taïwan, la Turquie et les 28 États membres de l'UE.

Les négociations TiSA portent sur tous les secteurs des services, incluant les TIC, les services de logistique et de transport, les services financiers et les services aux entreprises. Mais l'objectif du futur accord plurilatéral va au-delà de la seule ouverture des marchés des services: il s'agit aussi de développer de nouvelles règles sur le commerce des services, comme celles qui s'appliquent aux marchés publics de services, les procédures d'octroi de licences ou l'accès aux réseaux de communication.

Le TiSA est une 'coalition de volontaires' qui entend ainsi contourner l'impasse des négociations multilatérales du round de Doha sur son volet consacré aux services. Sa porte reste ouverte aux autres pays membres de l'OMC qui le souhaitent, l'idée étant que l'accord soit compatible avec les règles de l'OMC, de sorte qu'il soit à l'avenir intégré au système OMC.

Le débat sur la participation de la Chine a été difficile, en raison des préoccupations exprimées par certains participants aux négociations, mais l'UE a obtenu lundi des assurances de la délégation chinoise que Beijing y mettra du sien pour un accord ambitieux. « L'UE soutient la candidature de la Chine, car son objectif stratégique est de construire un accord avec une large participation. Avant et pendant la visite du président Xi, la Chine a entrepris des efforts au niveau politique pour répondre aux objectifs et au niveau d'ambition des négociations TiSA, et pour accepter, si et quand elle rejoindra la négociation, ce qui aura été convenu par les participants actuels », précise la Commission, dans un communiqué.

Ensemble, les 50 premiers pays participant aux négociations représentent plus des deux tiers du commerce mondial des services. Dans une étude de 2012, le Peterson Institute for International Economics évaluait à près de 80 milliards de dollars par an le gain permis par un accord international sur les services, en termes d'exportations entre les pays contractants. Les États-Unis et l'UE en seraient les principaux bénéficiaires, avec des gains respectifs de 14 milliards et 21 milliards de dollars. L'étude montrait aussi que si le Brésil, la Chine et l'Inde se joignaient à cet accord, le gain commercial global s'accroîtrait de 30%. (EH)

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