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Bulletin Quotidien Europe N° 11046
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Clarifications sur le projet de désalinisation d'eau à Gaza

Bruxelles 25/03/2014 (Agence Europe) - L'annonce récente de l'UNESCO d'installer dans la bande de Gaza (Palestine) une unité de désalinisation d'eau financée à hauteur de 10 millions d'euros par l'UE a surpris à Bruxelles autant qu'à Barcelone, siège de l'Union pour la Méditerranée (UpM).

La crainte qui a été exprimée est celle de se retrouver avec un projet en double emploi entre cette installation et celle qui constitue un des projets phare de l'UpM et dont l'étude est déjà bouclée dans l'attente d'une décision sur son financement.

Vérifications faites, le risque de dédoublement semble écarté. Le projet annoncé par l'UNESCO a une portée relativement limitée et fait partie en réalité d'un projet multiple de petites stations locales, alors que celui placé sous l'égide de l'UpM devrait, à terme, concerner tout le territoire palestinien et pas seulement la bande de Gaza. À plus long terme, ce projet a une portée régionale mais cette ambition reste tributaire de la situation politique dans la partie orientale de la Méditerranée.

Des pays du Golfe, via la Banque islamique, ont déjà annoncé leur intention de couvrir la moitié des coûts du grand projet. La BEI va, elle aussi, marqué son intérêt pour l'installation de cette unité de dessalement d'eau de mer d'une capacité, à terme, de 100 millions de m³, complétée par une refonte du système d'adduction et de distribution de l'eau potable à 1,6 million de personnes. La Banque apporterait son expertise pour la définition technique du projet et de son cadre de fonctionnement, ainsi que pour la gestion des dons accordés par la communauté internationale. Une réunion plénière a eu lieu fin 2012 au Consulat général de France à Jérusalem pour mettre en place une coordination impliquant en particulier l'autorité palestinienne de Ramallah. 16 États membres de l'UE avaient répondu à l'invitation, plus la Norvège et les principales organisations internationales (Nations unies, OCHA, UNRWA, OMS, Banque mondiale, BEI, Quartet).

Des études techniques sont déjà programmées, centrées à la fois sur la production d'eau adoucie et sur les réseaux de convoyage de l'eau, sur la gestion économique et commerciale et, aussi, sur le volet énergie lié à ce type de production. Le réseau de petites stations locales - comme celui promu par l'UNICEF -, plus faciles à mettre en oeuvre, servira d'action pilote, notamment pour faciliter les choix techniques futurs. (FB)

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