Bruxelles, 21/03/2014 (Agence Europe) - La FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme) ajoute sa signature à celles de nombreuses organisations de société civile tunisiennes et européennes à une déclaration qui dénonce le projet d'accord de « mobilité » entre l'UE et la Tunisie. Les deux parties ont signé le 3 mars dernier un protocole les engageant à entrer en négociations sur ce thème.
Comme les autres organisations, la FIDH « dénonce un Partenariat de mobilité qui met toujours l'accent sur une politique sécuritaire visant à empêcher les migrants et les réfugiés d'atteindre l'Union européenne: externalisation des responsabilités, gestion maîtrisée et intégrée des frontières, signature d'un accord de réadmission et coopération avec les nombreuses agences de l'UE » dont, affirme-t-elle, Frontex.
« Loin de veiller aux besoins de protection des populations les plus vulnérables, ces mesures comportent en elles-mêmes des risques certains d'atteintes aux droits fondamentaux que sont, notamment, le principe de non-refoulement, le droit de demander l'asile et le droit de chacun à quitter un pays y compris le sien », affirme la FIDH. (FB)