login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11007
Sommaire Publication complète Par article 34 / 40
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) palestine

L'UNWRA appelle à la poursuite des aides financières

Bruxelles, 29/01/2014 (Agence Europe) - Le commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), Filippo Grandi, a souligné, le 27 janvier, l'importance de l'aide financière apportée à son agence. « Notre institution a besoin du soutien financier de l'UE, c'est essentiel pour que nous continuions à exister et travailler », a-t-il expliqué devant les commissions affaires étrangères et développement du Parlement européen. Il a précisé que l'UNRWA a besoin d'un milliard d'euros par an. « Les besoins augmentent chaque année, le coût de nos activités courantes augmente et les bailleurs de fonds ont du mal à suivre », a-t-il expliqué. Rappelant qu'un accord sera signé dans les prochains mois avec la Commission européenne pour la contribution de l'UE à l'UNRWA et saluant cette aide, M. Grandi a précisé qu'il « serait bon d'avoir des bases d'assistance plus solides pour ne pas être en incertitude à la fin de chaque exercice financier ». Celui qui finira son mandat en mars a aussi salué la « coopération exemplaire » qu'il a avec les commissaires européens, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères ou encore le président du Parlement européen.

Dans son intervention, le commissaire général est revenu sur la situation des 5 millions de réfugiés palestiniens. Rappelant que 540 000 réfugiés palestiniens vivaient en Syrie avant le conflit, il a expliqué qu'il est très difficile de venir en aide à ceux toujours présents à Yarmouk, où vivaient 160 000 Palestiniens avant le conflit. « Depuis 4 ou 5 mois, il est impossible de mener la moindre opération dans cette région, la situation est dramatique: malnutrition, maladie, situation humanitaire catastrophique ». Et même si un accord est signé pour l'accès humanitaire entre le régime et l'opposition, « sur le terrain, c'est très difficile à mettre en oeuvre », a-t-il souligné.

Mais la situation en Syrie ne doit pas faire oublier celle des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, a-t-il averti. « Tous les indicateurs en matière humanitaire sont au rouge, la situation est de plus en plus catastrophique, la pauvreté augmente de façon fulgurante », a-t-il expliqué. Il a appelé à la levée du blocus par Israël, qu'il a qualifié de « punition collective ». « Des questions de sécurité ne peuvent pas faire que l'on néglige la sécurité humanitaire d'un million de civils », a-t-il ajouté. Rappelant que la question des réfugiés est une des plus difficiles à résoudre dans le processus de paix au Proche-Orient, M. Grandi a expliqué que si les négociations de paix sont un succès « mon organisation sera indispensable pour la longue et complexe phase de transition ». « Il ne faut pas que les pays donateurs se disent qu'un accord est intervenu donc qu'il n'y a plus de soutien à apporter, ce serait un risque très grave qui pourrait entraîner un échec d'un éventuel accord de paix », a-t-il prévenu. (CG)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
CONSEIL DE L'EUROPE