Bruxelles, 29/01/2014 (Agence Europe) - L'eurodéputée Inge Grässle (PPE, allemande), membre de la commission du contrôle budgétaire du PE, a mis en cause, mercredi 29 janvier, le Parti socialiste européen et le président du Parlement européen, Martin Schulz, sur des faits de népotisme. Elle accuse à demi-mot ce dernier d'avoir utilisé des fonds du Parlement pour aider « ses amis politiques ».
Dans un communiqué, l'eurodéputée PPE revient sur le fait que la femme du président du Parti socialiste européen, Sergei Stanishev, aurait reçu 60 000 euros du Parlement européen pour son activité de consultance 'Active Group'. Mme Stanishev a indiqué, le 28 janvier, avoir renoncé à cet argent. La députée demande une pleine clarification sur ces faits. Au Parlement européen, on précise toutefois que cette demande de subvention a bien été acceptée car elle rentrait tout à fait dans les critères. Cette subvention, concernant des activités avec des enfants sur le thème de l'Union européenne, a passé toutes les étapes de contrôle et de transparence requises pour être validée, indique un porte-parole de l'institution.
On rappelle aussi qu'à l'époque (la subvention a fait l'objet d'un accord après l'été 2013), personne n'avait connaissance de la situation maritale de l'intéressée puisque le nom utilisé était le nom de jeune fille. Selon l'institution, il n'existe pas de règles au Parlement selon lesquelles une subvention ne pourrait pas être octroyée aux époux de politiciens. La subvention aurait donc également pu être octroyée en toute connaissance de la situation maritale de l'intéressée. Pour d'autres sources, ces accusations sont surtout liées à la campagne électorale qui commence. Et, fait valoir un observateur, l'eurodéputée, avant ce communiqué, avait déjà obtenu toutes ces explications la semaine dernière. L'argent n'a en tout cas pas été versé. (SP)