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Bulletin Quotidien Europe N° 11007
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat/Énergie

Nouvel arbitrage en vue au Parlement

Bruxelles, 29/01/2014 (Agence Europe) - Le Parlement européen se prononcera en février (session plénière du 3-6 février) sur les objectifs Climat/Énergie horizon 2030 proposés par la Commission européenne le 22 janvier - une réduction contraignante de 40% des émissions par rapport à 1990, un objectif européen de 27% pour les renouvelables dans la consommation totale d'énergie de l'UE - et peaufinera ainsi sa contribution au Conseil européen des 20 et 21 mars. Loin du niveau d'ambition qu'il préconisait le 9 janvier en plaidant pour trois objectifs contraignants - 40% pour la réduction des émissions, 40% d'efficacité énergétique et 30% au moins pour les renouvelables (EUROPE 10993) -, ce paquet a, sans surprise, été accueilli avec déception, provoquant toutefois des réactions contrastées.

Matthias Groote (S&D, allemand), qui préside la commission parlementaire de l'environnement, estime qu'excepté l'objectif d'une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre, ces objectifs ne répondent pas aux mesures nécessaires et ne sont pas crédibles auprès des partenaires internationaux. « Je regrette que la Commission se soit laissée hypnotiser par ceux qui prétendent que des objectifs climatiques et énergétiques ambitieux représentent un coût et qu'elle n'ait pas proposé d'objectifs contraignants en termes d'efficacité énergétique. Nous pensons le contraire: nous devons prendre un engagement politique fort pour la réduction de nos émissions, pour les énergies renouvelables et pour l'efficacité énergétique, dans l'intérêt de notre industrie et de nos emplois », a-t-il déclaré.

Anne Delvaux (PPE, belge), co-rapporteur de la même commission, juge décevant qu'à ce stade les bénéfices de l'efficacité énergétique n'aient pas été confirmés. « La proposition de la Commission européenne est une base de travail acceptable mais doit être renforcée. L'efficacité énergétique à elle seule pourrait nous permettre de réduire nos factures d'énergie, notre dépendance envers les pays producteurs de pétrole et de gaz, et notre balance commerciale énergétique. Elle nous permettrait de créer des milliers d'emplois en Europe, sans parler de la protection de notre environnement et de notre climat », fait-elle observer.

Amalia Sartori (PPE, italienne), présidente de la commission de l'industrie et de l'énergie, plaide pour le « pragmatisme lorsque nous établissons les perspectives à long terme: les implications que les objectifs en matière d'énergie et de climat pourraient avoir sont énormes pour les entreprises, les citoyens et la communauté dans son ensemble ». Sans surprise, Konrad Szymanski (CRE, polonais), co-rapporteur de la commission de l'industrie et de l'énergie est le plus critique, défendant la position de la Pologne. « La Commission européenne n'a rien compris à l'impact et l'influence actuels de la politique climatique sur l'économie de l'UE. Accroître l'objectif contraignant pour les énergies renouvelables à 27% ne prend pas en compte l'impact du prix de l'électricité de cette politique. Augmenter l'objectif de réduction de CO2 à 40% est à tout le moins prématuré ». (AN)

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