Bruxelles, 29/01/2014 (Agence Europe) - En matière de politique spatiale, le commissaire européen à l'Industrie, Antonio Tajani, a pour priorité la fourniture des services de navigation satellitaire avec Galileo et d'observation de la terre avec Copernicus. Il l'a confirmé lors de la conférence européenne sur l'Espace, mardi 28 janvier, en marge de laquelle il a rencontré les grandes pointures du secteur qui lui ont confirmé que 2014 serait un tournant en la matière.
Maintenir le dialogue. Afin de « renforcer le dialogue », le commissaire s'est entretenu avec le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), M. Jean-Jacques Dordain, ainsi que les PDG des cinq principales entreprises oeuvrant à la politique spatiale européenne: Arianespace, Telespazio, Thales Alenia Space, OHB et Airbus Espace et Défense. Ils l'ont informé des récents progrès engrangés à propos des deux projets phare de l'UE et de leur ferme intention de lancer d'autres satellites dans le courant de l'année. En effet, le succès des programmes Galileo et Copernicus dépend « de l'engagement et du soutien de l'industrie spatiale et de l'ESA », selon le commissaire.
Galileo: 6 satellites de plus. À la suite de cet échange, M. Tajani a donc été en mesure de confirmer, lors de la conférence, que les tests effectués étaient concluants pour Galileo: « La précision est très stable et inégalée, les performances attendues sont excellentes. Nous avons une base technique solide ». Il est question d'envoyer six satellites supplémentaires en orbite cette année, portant la constellation à dix satellites, avec un premier lancement en juin. Aussi, les premiers services de Galileo devraient-ils être validés courant 2014, en vue d'une fourniture fin de l'année ou début 2015, si toutes les questions techniques sont réglées. Alors que l'intérêt va croissant pour ceux-ci, de la part de l'industrie européenne mais aussi américaine, russe ou encore chinoise, M. Tajani souligne qu'il ne laissera pas « le moindre obstacle », tel que des brevets, « pénaliser les entreprises désireuses d'utiliser notre système ».
Copernicus, première Sentinelle. Quant à Copernicus, dont le règlement et le budget ont récemment été approuvés (EUROPE 11003), M. Tajani a confirmé le lancement d'un premier satellite « Sentinelle » fin mars ou début avril. Soit « un passage de témoin » selon lui de la responsabilité des États membres vers l'UE. Ce premier satellite surveillera le changement climatique, l'environnement marin ou permettra de gérer des crises à la suite de catastrophes naturelles par exemple (comme ce fut déjà le cas lors du typhon aux Philippines). À ce stade, les services d'aide aux interventions d'urgence et de surveillance de l'environnement terrestre sont déjà opérationnels. 2015 verra le lancement de deux autres satellites "Sentinelle" pour améliorer ces services de Copernicus.
Eurobaromètre favorable. Par ailleurs, le commissaire a saisi l'occasion de cette conférence sur l'espace pour révéler les résultats d'un Eurobaromètre confirmant l'intérêt des citoyens européens pour les activités spatiales de l'UE. En effet, six citoyens européens sur dix y voient une source de croissance économique et de progrès scientifique, et autant reconnaissent l'atout des technologies spatiales pour écarter des menaces liées aux astéroïdes, aux comètes ou aux collisions avec les débris spatiaux. (MD)