Bruxelles, 29/11/2013 (Agence Europe) - Le système européen de surveillance des frontières (EUROSUR) deviendra opérationnel le 2 décembre, a annoncé vendredi la Commission européenne. Évoqué à de nombreuses reprises au lendemain de la tragédie de Lampedusa qui avait coûté la vie à près de 360 migrants, ce système doit permettre de « sauver la vie de ceux qui se mettent en danger pour atteindre les côtes de l'Europe », explique un communiqué.
L'ossature d'EUROSUR est constituée de « centres nationaux de coordination», via lesquels toutes les autorités nationales chargées de la surveillance des frontières (gardes-frontières, police, gardes-côtes, marine) sont tenues de coopérer et de coordonner leurs activités. Des informations sur les incidents aux frontières extérieures terrestres et maritimes, sur le statut et la position des patrouilles ainsi que des rapports analytiques et des renseignements, sont échangés par le biais de 'tableaux de situation nationaux' entre ces différentes autorités nationales. EUROSUR débutera ses activités avec les 18 États membres de l'UE situés aux frontières extérieures méridionales et orientales (Bulgarie, Croatie, Chypre, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Espagne) ainsi qu'avec la Norvège. Les 11 États membres et pays associés restants rejoindront EUROSUR à compter du 1er décembre 2014. Le règlement EUROSUR prévoit aussi l'obligation pour les États membres et l'agence FRONTEX de se conformer pleinement aux principes de non-refoulement et de dignité humaine lorsqu'ils sont confrontés à des personnes ayant besoin d'une protection internationale (plusieurs pays, notamment l'Italie, ont déjà été accusés par le passé d'avoir refoulé des migrants). (SP)