Bruxelles, 08/10/2013 (Agence Europe) - Grâce aux améliorations techniques apportées récemment (EUROPE 10926), le Parlement européen a finalement approuvé (467 voix pour, 154 contre et 28 abstentions), mardi 8 octobre, la conclusion de l'accord de pêche de deux ans entre l'UE et la Mauritanie. La commission de la pêche du PE avait recommandé, le 29 mai dernier, de rejeter cet accord (EUROPE 10856). Les députés qui ont voté contre sont surtout ceux qui ont protesté contre la non-reconduction de possibilités de pêche pour les navires espagnols ciblant les céphalopodes.
Il s'agit de l'accord de pêche le plus important pour l'Union, tant en termes de volume et de diversité des produits de la pêche que de contrepartie financière. Ce nouveau protocole est doté de 110 millions d'euros par an, la contribution de l'Union s'élevant à 70 millions (67 millions pour l'accès aux ressources et 3 millions au titre de l'aide sectorielle). Les 40 millions d'euros par an restants sont à la charge des acteurs du secteur de la pêche (redevances versées pour les licences de pêche). Les captures de la zone sont réparties en plusieurs catégories: espèces pélagiques, espèces démersales (merlu et autres), crustacés et mollusques (crevette, langoustine, langouste et crabe) et thon. La catégorie des céphalopodes existe mais se voit attribuer zéro possibilité de pêche.
Un « bon accord ». La commissaire à la Pêche, Maria Damanaki, a expliqué, la veille, que l'accord avait été amélioré (c'est le résultat de six cycles de négociations). Elle estime que c'est un « bon accord »: - les flottes de l'UE pêchent déjà en Mauritanie (sauf les bateaux qui ciblaient les céphalopodes) et, pour l'instant, il y en a 63 battant pavillon de sept pays (Espagne, France, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne et Portugal) ; - il offre un bon rapport qualité/prix (chaque euro investi dans des activités de pêche génère 2,5 euros de revenu pour la flotte de l'UE, et la contribution financière de l'UE a baissé de 8%) ; - la flotte de l'UE pêche uniquement les excédents qui ont été évalués par des organismes scientifiques ; - il représente une « contribution majeure » à l'amélioration de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel. (LC)