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Bulletin Quotidien Europe N° 10917
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Les femmes dans le débat euro-méditerranéen

Bruxelles 09/09/2013 (Agence Europe) - La ministre française des Droits de la femme, Najat Valaud-Belkacem, qui sera le 11 et 12 septembre l'hôte d'une conférence euro-méditerranéenne sur la femme, affirme son souhait que, lors de cet événement, « nous débouchions sur l'adoption d'un texte dans lequel les 43 États de l'Union pour la Méditerranée s'entendent sur leurs valeurs fondamentales et sur leurs objectifs en termes des droits des femmes et de l'égalité homme/femme », et d'ajouter aussi, dans une interview publiée par le Journal du dimanche du 7 septembre, sur « l'adoption de quelques dizaines de projets concrets, labellisés 'UpM', qui impliqueront la société civile, comme la mise en place de formations spécifiques pour les sages-femmes entre différents États et en s'appuyant sur différentes ONG ».

La question du financement ne se pose pas, ajoute la ministre, « parce qu'il y a des crédits européens qui existent », y compris les financements par la Banque européenne d'investissement (BEI). « Nous allons aussi faire en sorte que les États européens contribuent. Une levée de fonds sera organisée en mars prochain avec entrepreneurs privés, mécènes, pour boucler le tour de table financier ».

Mme Valaud-Belkacem assure que l'UpM n'est « plus une coquille vide ». « Il faut se souvenir de la façon dont l'UpM est née pour comprendre pourquoi elle est restée en suspens ces deux dernières années et demie ». Elle estime que, « derrière une belle idée, à savoir favoriser l'échange euro-méditerranéen, il y a eu une mise en œuvre assez maladroite ». Elle voit dans l'UpM un avantage évident: ce forum est « l'un très rares cercles (où se réunissent) à la fois des pays arabes et Israël ».

Les droits de la femme sont, pour elle, une question prioritaire. L'Égypte « connaît un redoublement des violences sexuelles », note-t-elle. En Tunisie, « on constate un recul et plus de régression que de progrès. Il y a donc beaucoup d'éléments qui nous font penser que le sujet majeur des pays post printemps arabes, c'est bien la place des femmes ». (FB)

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