Bruxelles, 09/09/2013 (Agence Europe) - Les grandes disparités qui existaient historiquement jusqu'ici entre les États membres en matière d'espérance de vie et de mortalité infantile diminuent, indique un rapport intérimaire publié, lundi 9 septembre, par la Commission européenne.
Le document relève également une évolution positive dans la mise en œuvre de la stratégie de l'Union européenne pour lutter contre les inégalités dans le domaine de la santé, en ajoutant toutefois que davantage d'actions pourraient être entreprises aux niveaux local, national et européen.
« Ceci est encourageant. Toutefois, notre engagement doit rester inébranlable afin de lutter contre les disparités qui persistent en matière de santé entre les groupes sociaux, entre les régions et entre les États membres (…) Les actions destinées à lutter contre les inégalités en matière de santé en Europe doivent rester une priorité à tous les niveaux », a déclaré le commissaire européen à la Santé, Tonio Borg.
La Commission européenne a adopté, le 20 octobre 2009, une stratégie pour s'attaquer aux inégalités en matière de santé. Cinq défis majeurs avaient été identifiés (EUROPE 10002). Le rapport examine les différents facteurs à l'origine des inégalités en matière de santé et relève que ce sont les conditions sociales qui sont à l'origine de ces inégalités. D'autres facteurs interviennent, tels que le montant des revenus, le chômage et le niveau d'éducation.
Voici les principales constatations formulées par le rapport:
1) les hommes suédois ont la plus grande espérance de vie, soit 79,9 ans. C'est douze ans de plus que les Européens qui ont l'espérance de vie la plus faible (68,1 ans) ;
2) du côté des femmes, ce sont les Françaises qui ont la plus longue espérance de vie (85,7 ans), soit 8 ans de plus que les Européennes qui ont la plus faible espérance de vie (77,8 ans) ;
3) lorsqu'il s'agit de vivre le plus grand nombre d'années en bonne santé, 19 ans séparent les hommes qui peuvent espérer vivre un maximum d'années en bonne santé, et ceux qui ont le moins de chances. Pour les femmes, le nombre d'années entre les deux extrêmes s'élève à 18,4 ans ;
4) en 2010, l'écart en matière d'espérance de vie à la naissance dans les régions les plus favorisées et les moins favorisées atteignait 13,4 ans pour les hommes et 10,6 ans pour les femmes ;
5) en 2010, sept régions de l'Union européenne avaient des taux de mortalité infantile supérieurs à 10 sur 1 000 naissances vivantes. La moyenne UE est de 4,1 sur 1000. (IL)