Bruxelles, 31/07/2013 (Agence Europe) - Le conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur Chypre, Alexander Downer, a confirmé, le 30 juillet, que les dirigeants chypriotes grecs et turcs sont prêts à reprendre les négociations sur la réunification de l'île en octobre (EUROPE 10845 et 10857). « Les deux dirigeants veulent voir ce processus aller de l'avant en octobre (…) », a-t-il annoncé à l'issue d'une rencontre avec le président de la République de Chypre, Nicos Anastasiades, et alors qu'il avait rencontré la veille le président de la République turque de Chypre du Nord, Dervis Eroglu. En réponse à une question, il a confirmé que les parties « cherchent à faire repartir le processus en octobre. Oui », parties qui « donnent l'indication » qu'elles sont prêtes à s'engager.
M. Downer a précisé que « les deux parties travaillent en ce moment sur la façon dont elles souhaitent s'engager les unes avec les autres ». « Il y a évidemment beaucoup de travail qui doit avoir lieu » d'ici octobre, a-t-il souligné. Il a aussi expliqué que « la chose vraiment importante, c'est qu'il y ait une bonne préparation. Il ne faut pas être esclaves de toute date donnée, mais être esclaves d'une bonne préparation de sorte qu'une fois que le processus commence, il peut vraiment réussir. Je pense que c'est une chose sage à faire ». Il a précisé avoir fourni aux deux parties un « document de convergences » sur les rapprochements trouvés précédemment entre l'ancien président chypriote grec, Demetris Christofias, l'ancien président chypriote turc, Mehmet Ali Talat, et M. Eroglu, alors Premier ministre de la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par la Turquie. MM. Anastasiades et Eroglu « vont travailler dans leur propre direction à partir de là », a-t-il ajouté.
M. Downer a précisé qu'il allait rencontrer dans la semaine le négociateur chypriote grec, Andreas Mavroyiannis (EUROPE 10890), et le représentant spécial chypriote turc, Osman Ertug. Il a qualifié de « positif » le fait que chaque partie ait un représentant pour les négociations car « de notre point de vue, c'est un interlocuteur journalier ». « Nous ne pouvons pas rencontrer les dirigeants tous les jours, mais nous pouvons rencontrer les représentants spéciaux sur une base beaucoup plus régulière », a-t-il expliqué. (CG)