Bruxelles, 31/07/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a souligné, le 30 juillet, que le processus de transition en Égypte doit commencer dès maintenant. L'Égypte « a besoin d'avancer pacifiquement, toute violence doit cesser, les gens ont besoin de se réunir, trouver la voie vers le futur ensemble. Seul un processus inclusif fonctionnera, et même si je reconnais que c'est difficile, il est vraiment important de commencer dès maintenant », a-t-elle fait valoir à l'issue de sa rencontre avec le vice-président par intérim de l'Égypte, Mohamed El Baradei.
Elle a expliqué aux Égyptiens que « le défi est vraiment de trouver la façon dont vous pouvez rassembler les gens et aller de l'avant, en gardant à l'esprit que les points de départ sont très éloignés ». « C'est ce qu'est le leadership et c'est là le défi pour tous ceux qui ont le privilège de jouer un rôle de leadership dans tous les aspects de la vie politique », de l'Égypte, a-t-elle ajouté.
León retourne en Égypte
La Haute représentante a souligné qu'elle reviendrait dans le pays. Mais, en attendant, elle a demandé au Représentant spécial de l'UE, Bernardino León, de retourner en Égypte pour poursuivre le travail avec toutes les parties. Celui-ci est arrivé le 31 juillet pour « continuer les contacts d'Ashton » et y restera « aussi longtemps que nécessaire », selon une source européenne. L'UE a rappelé qu'elle travaille en Égypte avec un large soutien, à la fois des États membres, mais aussi d'autres partenaires internationaux.
L'UE doit continuer sa médiation
Plusieurs députés européens ont salué l'initiative de Catherine Ashton. Pour le président du groupe S&D au Parlement européen, l'Autrichien Hannes Swodoba, cette action « est un bon exemple de la politique étrangère de l'UE ». Il a appelé au retour de la démocratie.
L'eurodéputéeVerte/ALE Franziska Brantner (Allemagne) a considéré que l'initiative de Mme Ashton, « fait naître l'espoir en Égypte ». Pour elle, « l'UE doit maintenant continuer sur la lancée à travers une série de réunions intensives et prolongées à des niveaux différents et avec des experts de la médiation ». La députée a précisé que si les Frères musulmans doivent faire partie du processus de réconciliation, « aucun faux espoir ne devrait toutefois être invoqué, tel que le retour de Morsi au pouvoir ». L'armée doit renoncer à tout acte de violence et respecter les droits à la liberté de réunion et d'expression, a ajouté Mme Brantner. (CG)