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Bulletin Quotidien Europe N° 10885
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) environnement

Climat et biodiversité, priorités de la présidence lituanienne

Bruxelles, 10/07/2013 (Agence Europe) - Créer une Europe ouverte fondée sur la croissance, objectif prioritaire de la présidence lituanienne du Conseil de l'UE, aura des répercussions sur l'agenda environnemental a souligné Valentinas Mazuronis, ministre lituanien de l'Environnement, venu présenter aux députés de la commission environnement du Parlement européen, les priorités environnementales de la présidence, mercredi 10 juillet à Bruxelles. Le changement climatique sera au premier rang de ces priorités, « compte tenu de ses implications pour l'économie, l'énergie, les transports et l'agriculture », avec, en ligne de mire, la préparation d'une position commune de l'UE pour la conférence onusienne de Varsovie (COP 19,11-22 novembre) via des conclusions du Conseil Environnement escomptées en octobre et une réunion à Vilnius juste avant l'ouverture de la COP 19. « Pour nous, l'important est de dégager un commun dénominateur et d'avoir une vision d'ensemble. L'objectif est de parvenir, en 2015 à Paris (COP 20), à des résultats concrets », a précisé le président du Conseil Environnement.

L'obtention d'un accord en première lecture sur le règlement concernant les gaz à effet de serre fluorés avant la 25ème réunion des parties au Protocole de Montréal, est une priorité corollaire qui adresserait un signal « important aussi pour la Communauté internationale », a-t-il dit. La présidence lituanienne espère aussi un accord en première lecture sur le règlement relatif à la ratification du Protocole de Nagoya pour une utilisation équitable et durable de la biodiversité et du partage de ses ressources.

Le climat, et le financement des actions de l'UE pour la biodiversité à l'horizon 2020, seront d'ailleurs à l'ordre du jour du Conseil informel de Vilnius, les 16 et 17 juillet prochains, tout comme l'évaluation des risques lors du forage et de l'extraction de gaz de schiste, a annoncé M. Mazuronis, dont le pays envisage d'exploiter ses réserves « avec circonspection, prudence, sans aucune hâte », a indiqué le ministre. Obtenir un accord en première lecture sur la révision de la directive relative à l'évaluation d'impact environnemental des programmes et projets, et sur la directive ILUC tient également à cœur à la présidence.

ILUC. À la veille du vote de la commission de l'environnement sur la directive ILUC prévu ce 11 juillet, M. Mazuronis a assuré que la présidence était « disposée à trouver des solutions durables » pour minimiser l'impact des changements d'affectation des sols sur les émissions de gaz à effet de serre, créer des conditions d'investissement claires pour les biocarburants de deuxième génération et respecter les engagements de l'UE en matière d'énergies renouvelables. « La directive ILUC est conforme à nos souhaits car elle prévoit une augmentation de 5% de la surface boisée, mais les États membres sont divisés », a-t-il déclaré. Invité à préciser ce point qui étonnait Corine Lepage (ADLE, France), rapporteur, le président n'a pas répondu, pas plus qu'il n'a dit ce qu'il pense de la demande en faveur d'une étude d'impact des agrocarburants de 2ème génération.

Gaz de schiste. Alors que les propositions de la Commission sont attendues en juillet, M. Mazuronis a indiqué avoir consulté tous les ministres de l'environnement de tous les États membres avant que ne débute la présidence lituanienne.

ETS. sur ce dossier hautement sensible, la présidence est prête à négocier pendant l'été. « Nous allons reprendre les travaux au sein des groupes de travail après avoir examiné la position des États membres pour que les négociations soient lancées avec le Parlement le plus vite possible », a dit le ministre lituanien. (AN)

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