Bruxelles, 19/03/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad, ont signé, mardi 19 mars, un accord de 7 millions d'euros pour soutenir la présence palestinienne et promouvoir le développement social et économique dans la zone C (qui reste sous le contrôle d'Israël). « Cette aide est importante pour la viabilité politique et économique de l'État de Palestine », a indiqué M. Fayyad lors de la signature. Mme Ashton a précisé que l'aide de l'UE en 2013 serait du même niveau qu'en 2012 soit 300 millions d'euros.
La Haute représentante et le Premier ministre ont également discuté du plan d'action entre l'UE et l'autorité palestinienne et de « la meilleure façon de mettre en œuvre les objectifs communs » du plan, « en particulier l'objectif d'aboutir à un accord d'association à part entière ». Mme Ashton a aussi souligné l'importance d'un État palestinien basé sur la primauté du droit et le respect des droits de l'homme, et la nécessité de travailler à un développement économique durable avec l'assainissement budgétaire et le renforcement de la cohésion sociale dans toute la Palestine. La veille, lors de sa rencontre avec le président du Parlement européen, Martin Schulz, M. Fayyad avait rappelé les conditions de vie difficiles dans les territoires occupés, soulignant un manque d'accès à des ressources clés, telles que l'eau.
Mme Ashton et M. Fayyad ont également participé à la rencontre du comité de Liaison ad hoc sur la Palestine. En amont de la réunion, la Haute représentante a souligné que de l'argent est nécessaire pour la construction d'institutions durables. Elle a appelé à un transfert plein, régulier, transparent et prévisible des revenus douaniers à l'Autorité palestinienne et à la coopération fiscale entre l'autorité palestinienne et Israël.
Pour le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, qui préside le comité, les restrictions d'Israël sur les activités économiques palestiniennes ne permettent pas de construire une économie durable et l'occupation reste un obstacle majeur, mais il est aussi attendu de l'Autorité palestinienne qu'elle montre de la discipline dans les dépenses et continue ses efforts en termes de réformes.
M. Eide a précisé que le soutien économique à l'Autorité palestinienne « n'a que peu de sens en lui même s'il n'est pas partie d'un dynamisme et de perspectives politiques », avec la nécessité d'une solution à deux États. « Il faut plus que jamais essayer de trouver une solution aussi vite que possible, nous ne parlons pas de date limite », a souligné Mme Ashton concernant la solution à deux États. « Cela doit être clair que nous n'avons pas un temps illimité », a ajouté M. Eide, précisant que les accords d'Oslo datent de 1994. (CG)