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Bulletin Quotidien Europe N° 10782
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) syrie

Les 27 rappellent l'échéance de mars pour les sanctions

Bruxelles, 08/02/2013 (Agence Europe) - Rappelant avoir chargé, lors du Sommet de décembre 2012, le Conseil d' « examiner toutes les options permettant de soutenir et d'aider l'opposition et d'apporter un appui plus important à la protection des civils », les chefs d'État et de gouvernement ont noté que le Conseil « évaluera et révisera au besoin » le régime de sanctions sur la Syrie lors de sa prochaine session, avant l'échéance de celles-ci, dont l'embargo sur les armes, le 28 février à minuit.

À l'issue du Conseil et malgré l'adoption de conclusions, le président français, François Hollande, a souligné que la question syrienne n'a pas été abordée par les chefs d'État et de gouvernement. « L'embargo existe sur les armes et il ne pourra être levé, certains pays y songent (on parle de la France et du Royaume-Uni: NDLR), que si nous sommes sûrs qu'il n'y a plus du tout de possibilité d'un dialogue politique », a souligné le président français rappelant « qu'encore ces derniers jours, le président de la Coalition nationale avait ouvert l'idée d'une conversation possible avec le vice-président syrien ». M. Hollande a rappelé que l'envoyé spécial pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, « malgré un constat accablant sur la situation est toujours dans l'idée de trouver une solution politique », envoyé spécial à qui le Conseil européen a réitéré son soutien.

Dans ses conclusions où il appelle une nouvelle fois à la fin immédiate des violences, le Conseil exprime « son soutien aux aspirations de la population syrienne et à la Coalition nationale en tant que représentante légitime du peuple syrien ». Les dirigeants insistent sur « la nécessité d'une transition politique dans la perspective d'un avenir sans Assad et son régime illégitime », régime qu'ils considèrent comme « le principal responsable » des violations généralisées et systématiques des droits de l'homme et du droit humanitaire international.

Les chefs d'État et de gouvernement précisent aussi que l'UE mobilisera ses ressources afin d'apporter son plein concours à la consolidation de la paix et à l'instauration de la démocratie et qu'elle continuera à fournir une aide humanitaire et « d'autres formes d'aide civile » à la population syrienne et encouragent ainsi les États membres et la Commission européenne à augmenter encore leurs contributions. Ils appellent toutes les parties au conflit à faciliter l'accès à des fins humanitaires. (CG)