Bruxelles, 08/02/2013 (Agence Europe) - Les règles de la FIFA et celles des associations nationales de football doivent être revues, notamment en mettant en place une « redevance équitable » sur les indemnités de transfert qui dépassent un certain montant. Selon une étude présentée par la Commission européenne, publiée jeudi 7 février, le déséquilibre financier se creuse entre les « clubs nantis et les clubs démunis », ce qui démontre que le système actuel de redistribution de l'argent dans le circuit est inefficace.
La Commission souhaite ainsi se pencher aujourd'hui sur les mesures qui pourraient favoriser l'équilibre compétitif et l'équité sportive dans le football professionnel. Derrière ces deux idéaux se cachent des enjeux financiers colossaux. Sur une année, près de 3 milliards d'euros sont dépensés pour le transfert des joueurs. Or, moins de 2% de ce montant sont consacrés aux indemnités de formation et aux mécanismes de solidarité, alors même que ce principe de redistribution « constitue une des justifications du régime des transferts » actuel, rappelle le cabinet de conseil KEA, à l'origine de l'étude.
Pour cette raison, « nous avons besoin d'un système de transfert qui contribue au développement de l'ensemble des clubs et des jeunes joueurs », a déclaré la commissaire Androulla Vassiliou (Sport). Un groupe d'experts de l'UE sur la « bonne gouvernance dans le sport » doit maintenant se pencher sur les
21 recommandations de l'étude, à l'occasion de sa prochaine réunion au mois d'avril. Seront ainsi examinées les possibilités pour entre autres limiter le nombre de joueurs par club, pour réexaminer la question de la « propriété économique des joueurs détenue par des tiers » et pour mettre fin aux pratiques contractuelles qui gonflent les indemnités de transfert. (JK)