Bruxelles, 08/02/2013 (Agence Europe) - C'est avec un même objectif, celui de trouver de nouveaux débouchés pour les quelque 26 millions d'Européens qui sont aujourd'hui au chômage, que les ministres européens du Travail et des Affaires sociales ont évoqué les technologies de l'information et de la communication (TIC) et le besoin d'une meilleure intégration économique des femmes âgées, jeudi 7 et vendredi 8 février à Dublin.
À l'issue de cette réunion informelle du Conseil Emploi et Politique sociale (EPSCO), la Présidence irlandaise a souhaité mettre en lumière que ce sont 700 000 emplois qui peuvent potentiellement être créés d'ici à 2015 dans le secteur des TIC. Un secteur qui reste d'ailleurs une priorité et une particularité de l'économie irlandaise, qui a su attirer de nombreuses entreprises informatiques de renommée mondiale. Mais tout comme dans l'UE, l'Irlande connaît aujourd'hui une inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi.
Pour cette raison, « nous avons besoin de renforcer la coopération sur la base des politiques communautaires existantes (…) de manière à permettre aux États membres d'identifier les forces et les faiblesses de leurs systèmes de compétences nationales, les référencer sur le plan international et élaborer des politiques pour transformer les meilleures compétences en de meilleurs emplois », a affirmé le ministre irlandais Richard Bruton (Emploi, Entreprises et Innovation), à l'issue du Conseil.
D'une manière similaire, le faible taux d'emploi des femmes âgées (50-64 ans) devrait aussi être ciblé par l'UE, car l'écart de ce taux avec celui des hommes, dans la même catégorie d'âge, est de 16,6%. Ceci indique un risque accru de pauvreté, mais en même temps une force de travail sous-employée. Pour Aurel Ciobanu-Dordea, directeur pour l'Égalité au sein de la Commission européenne, « dans de nombreux États membres, le plus grand potentiel pour augmenter les taux d'emploi des travailleurs âgés se trouve surtout parmi les femmes plus âgées. Au-delà de la question du travail, une attention particulière devrait également être portée sur les pensions et les politiques de vieillissement actif des femmes âgées de 50 à 65 ans, afin de s'assurer qu'elles restent plus longtemps sur le marché du travail ». (JK)