login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10722
Sommaire Publication complète Par article 24 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) serbie/kosovo

L'UE et les États-Unis encouragent le dialogue

Bruxelles, 31/10/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, ont souligné les 30 et 31 octobre, lors de conférences de presse avec le Premier ministre serbe, Ivica Dacic, et avec le Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, l'importance du dialogue entre la Serbie et le Kosovo. Si elles ont précisé à Belgrade que dialoguer avec le Kosovo n'oblige pas à reconnaître son indépendance, elles ont expliqué à Pristina que l'indépendance du Kosovo n'est pas discutable.

« Le dialogue avec Pristina et la normalisation des relations - qui ne demande pas de reconnaissance - sont vraiment importants. Il n'y a pas d'autres alternatives réalistes ou meilleures et les choses ne seront pas aussi faciles si les décisions difficiles sont repoussées », a indiqué la Haute représentante. « Ce dialogue n'oblige pas la Serbie à reconnaître le Kosovo », a expliqué Mme Clinton. « Le Kosovo est un État indépendant. Les frontières de l'Europe ne changeront pas », a-t-elle cependant ajouté, alors que son pays est un des principaux soutiens du Kosovo indépendant. « L'indépendance du Kosovo n'est pas discutable », a précisé Mme Clinton, expliquant que les États-Unis sont « opposés à toute discussion sur des changements territoriaux ou la réouverture du statut du Kosovo ». « Les États-Unis sont formellement engagés en faveur de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Kosovo ainsi que de l'état de droit au Kosovo », a indiqué Mme Clinton.

Le Premier ministre serbe, Ivica Dacic, a souligné qu'il est « reconnaissant à Lady Ashton d'avoir répété à plusieurs reprises que l'UE ne poussera pas la Serbie à accepter et à faire ce qu'elle ne peut pas accepter. Mme Clinton a répété la même chose, c'est-à-dire que les États-Unis ne pousseront pas la Serbie à accepter l'indépendance du Kosovo ». Il a aussi précisé, alors que des manifestations étaient organisées pour dénoncer la visite de Mmes Ashton et Clinton au motif que ces visites auraient pour objectif de faire pression sur les dirigeants serbes et de les forcer à reconnaître les accords avec le Kosovo qui selon les manifestants limiteraient les droits des serbes du Kosovo, qu' « elles ne voulaient pas poser d'ultimatums ou toute autre condition ».

Mettre en œuvre les accords conclus et continuer à progresser

« Les États-Unis appellent toutes les parties à mettre en œuvre les accords passés à ce jour (dans le dialogue) et à prendre des mesures concrètes pour normaliser leurs relations (...) », a précisé Mme Clinton, faisant écho aux propos de Mme Ashton, qui a aussi souligné que le dialogue n'est facile ni pour les Serbes ni pour les Kosovars. La secrétaire d'État américaine a salué l'élévation des négociations au niveau des Premiers ministres et de la Haute représentante car cela « représente une opportunité pour les deux pays de faire des progrès longtemps attendus sur les questions clés (…) et, avant tout, la normalisation des relations ». Selon le Premier ministre serbe, une nouvelle réunion aura lieu en novembre. Il a promis de s'engager pour le dialogue et a dit vouloir résoudre les questions pratiques en suspens avec Pristina d'ici la fin du mandat de son gouvernement, dans quatre ans.

Les trois dirigeants ont aussi rappelé leur soutien à l'intégration de la Serbie et du Kosovo à l'UE. M. Dacic a précisé que « bien sûr il est vraiment évident que nous voulons devenir membre de l'UE ». (CG)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
CALENDRIER