Bruxelles, 28/09/2012 (Agence Europe) - Les États membres de l'UE ne sont pas parvenus à s'entendre, jeudi 27 septembre, sur la commercialisation d'un maïs transgénique destiné à l'alimentation humaine et animale (ainsi que pour l'importation et la transformation, mais pas pour la culture), laissant à la Commission européenne le soin de trancher et, probablement, d'autoriser cet OGM.
Lors d'un vote du comité d'appel, composé d'experts, tous les États membres ont maintenu leurs positions inchangées par rapport au premier examen de la requête, le 10 septembre au sein du comité permanent, et il n'y a pas eu de majorité pour ou contre la commercialisation du maïs MIR 162 du groupe Syngenta. La polémique sur les protocoles d'autorisation des OGM lancée après la publication de l'étude Séralini sur les conséquences d'une alimentation avec un maïs OGM sur la santé de rats n'a pas modifié les positions des uns et des autres, a commenté une source européenne.
Au total, 13 États ont voté pour l'autorisation de la commercialisation dans l'UE du MIR 162, dont le Royaume-Uni, l'Espagne et les Pays-Bas. Dix autres, dont la Pologne et l'Autriche, ont voté contre. Et quatre autres - l'Allemagne, la France, l'Italie et la Bulgarie - se sont abstenus. Lors du vote, la France notamment aurait appelé la Commission à « tirer toutes les conséquences de l'analyse en cours » sur le NK 603, le maïs mis en cause dans l'étude du professeur Séralini.
La Commission européenne devrait se prononcer « dans les prochaines semaines » très certainement en faveur de l'autorisation, car l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments estime que le MIR 162 ne présente aucun risque pour la santé. (LC)